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Route du Louvre: de la pasta party à la salade de fruits

dimanche 27.04.2008, 16:21
Route du Louvre: de la pasta party à la salade de fruits A Liévin, les pâtes offertes en "stop end go" (on s'arrête et on repart!) ont fait du bien !

A cinq kilomètres de l'arrivée, deux points de passage étaient très attendus sur cette Route du Louvre : le Val de Souchez à Liévin où devaient converger 7 000 à 8 000 randonneurs et le centre-ville de Lens qui était emprunté pour la première fois par les marathoniens.

A Liévin, les pâtes offertes en "stop end go" (on s'arrête et on repart!) ont fait du bien aux organismes avant d'attaquer la dernière ligne droite. "J'arrive de Bénifontaine, c'est un itinéraire qui alterne bien le macadam et les terrains herbeux... j'ai pu me reposer les pieds ", indique Isabelle, d'Eleu-dit-Leauwette. Les marcheurs sont venus en famille, entre copains, en groupes d'une même entreprise ou d'associations comme Prévart Artois (prévention des risques cardio-vasculaires). Avec l'hôpital de Béthune-Beuvry, une centaine de patients se sont préparés depuis six semaines. "C'est un défi qui n'est pas évident du tout", explique Bernadette. Atteinte d'une maladie pulmonaire, cette habitante d'Annezin a rallié l'arrivée après une marche de 5 km en compagnie de son mari, Guy. Plusieurs animations sur podium (danses polonaise et country, tir à l'arc...)ont salué le passage des marcheurs. Tous sont arrivées sur le site du Louvre vers 12 h 30, quelques minutes avant le premier marathonien.

De leur côté, les hommes et femmes de la longue distance ont expérimenté une nouvelle fin de parcours en passant par le centre-ville de Lens. Les services de la ville ont installé des structures gonflables pour les enfants et proposé des tests d'aptitude à l'effort. Mais les magasins, eux, sont restés fermés. Seuls quelques cafés du centre-ville ont déployé leurs terrasses tandis qu'un orchestre donnait bdu rythme de ce dimanche midi. Le public, lui, a préféré se ruer dans les 500 mètres précédant l'arrivée. Rue Paul-Bert, une atmosphère de Tour de France régnait avant le dernier "col" vers l'ancien carreau de fosse. Les Les prénoms des coureurs ont été scandés à qui mieux mieux avec quelques "hola" révigorantes pour ces héros du jour.

Une heure et demie après l'arrivée du vainqueur, certains attendaient toujours "leur" marathonien. Fatigué mais heureux, Emmanuel, 56 ans, pouvait enfin embrasser sa femme. "C'est une ambiance très sympa", estime ce coureur d'Amiens. "Il y avait beaucoup d'anmiations avec des fanfares, des pom pom girls et beaucoup de monde sur les routes. Le parcours est très beau, surtout le long de la Deûle. Il y a une sacrée grimpette au 36e kilomètre sans compter la côte à l'arrivée. Vraiment, c'était formidable. Je le recommanderai aux copains. " Son temps : 3 h 36. Le même que celui qu'il réalisa voici... 20 ans. Emmanuel peut être content de sa préparation.

Tous les marathoniens n'étaient pas encore arrivés, vers 15 h, que des milliers de participants et familles étaient présents au village d'arrivée. On récupérait son sac souvenir "Route du Louvre", on dégustait la salade de fruits offerte par une grande surface... Après l'effort, c'était le temps du réconfort.

Philippe BESSIN

La Voix du Nord

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