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Ambiance

 Une course à l'accent indéniablement ch'ti

lundi 28.04.2008, 08:41

Moment de complicité entre coureurs et spectateurs. De Lille à Lens, c'est toute la région des ch'tis qui est parcourue par les amateurs de course à pieds. Le marathon fait désormais référence à la fois pour son tracé, mais également pour son ambiance incomparable.

« Cette course est vraiment sympa, lâche Guillaume Marris, qui participait à son premier marathon. On est encouragé du début à la fin et de l'intérieur, on sent toutes les valeurs de notre région. » Et on n'hésite désormais plus à venir des quatre coins de France pour participer à la course. Jean-Luc Kobyat, un Mulhousien, a fait le déplacement pour participer à ce qu'il qualifie de « meilleur marathon auquel il ait participé ». Après onze participations sur cette distance, l'Alsacien parle en expert et souligne la particularité de la course : « On est toujours accompagné par les encouragements du début à la fin. À chaque ville traversée, la fête est au rendez-vous. Des musiciens se joignent au public qui nous pousse sans cesse. » Le même son de cloche résonne chez William Robrecht, un Lillois qui avait pris part aux deux éditions précédentes : « L'ambiance est de mieux en mieux chaque année. À l'origine, seul le passage dans Emmerin était animé. Maintenant, c'est partout ! ».
Pour Didier Kaeser, un voisin amiénois, la Route du Louvre c'est avant tout la découverte de l'ambiance du Nord : « Les gens sont super tout le long du parcours. Ils sont derrière vous et vous encouragent en vous appelant par votre prénom. » En effet, de nombreux coureurs ont apprécié cette petite particularité : chaque participant a son prénom inscrit sur son maillot, ce qui permet une relation de complicité entre le sportif et le public.
Arnaud Queva, un néo-marathonien de Bauvin, est le parfait exemple des vocations que peut susciter la course : « L'an dernier, j'ai vu le marathon dans ma ville et cela m'a donné l'envie d'y prendre part. Je courrais pour le plaisir depuis des années et j'ai enfin franchi le pas pour m'inscrire à une vraie course. Je suis surpris que ce soit si convivial, notamment entre coureurs. Avec les autres athlètes, il se développe beaucoup de solidarité et on n'est jamais seul dans la difficulté. Avec le vent de face et les nombreux faux-plats, c'est un indéniable réconfort que de se savoir entouré. » Denis Martinont, un athlète de Masny, près de Douai, tenait la leçon à retenir de ce marathon : « Même si la course est difficile, l'ambiance nous permet de nous dépasser et nous donne le courage de continuer ».
Félicités pour la qualité de l'organisation, les responsables de la course savent que cet élan populaire et festif est un maillon important qui contribuera au succès des éditions prochaines.

Thomas DIETTE

La Voix du Nord

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