La Route du Louvre ? On y court !
lundi 11.05.2009, 05:07 - PAR CHRISTOPHE CARON
La 4e édition de la Route du Louvre, entre Lille et Lens, s'est déroulée hier. Rendez-vous sportif et festif, la manifestation a une fois encore connu un vif succès. Le 10 kilomètres a malheureusement été terni par le décès d'un participant.
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Grand beau temps sur le Nord - Pas-de-Calais hier ! C'est donc la foule des grands jours qui a convergé vers Lens, sur le site du futur Louvre.
Les uns sont arrivés de Loos-en-Gohelle, avec 10 km dans les jambes. Les autres, encore moins frais, viennent de parcourir les 42,195 km qui séparent Lille de Lens, sous un soleil radieux. « Dur, dur ! Il a fait chaud ! », confirme Carole, marathonienne filiforme, membre de l'US Marquette néanmoins ravie de ses 3 h 10 (elle peut...). « Il a simplement fallu se mouiller et boire plus souvent. » Voilà justement Jean-François Caron, inventeur de cette formidable manifestation, conseiller régional, qui arrive, satisfait d'avoir battu son record avec un temps de 3 h 36', mais grimaçant encore à cause des satanés derniers kilomètres, « avec ces virages raides et ces côtes à partir de Loos-en-Gohelle ». La ville dont il est maire... Tout autour, c'est une ambiance de colonie de vacances. Pique-nique en famille, parfois à grand renfort de glacières gorgées de breuvages divers et de frites-mayo pas spécialement diététiques. Philippe Lamblin, président de la ligue d'athlétisme Nord - Pas-de-Calais, l'autre cheville ouvrière de l'événement, le martèle : la Route du Louvre n'est pas qu'un rendez-vous purement sportif. « Je suis d'ailleurs heureux qu'il y ait davantage de randonneurs que de coureurs. » En l'occurrence 8 000, qui ont pris le départ à Houplin-Ancoisne, Meurchin, Bénifontaine, Carvin, Loos, Liévin, Bruay-La Buissière ou Arras. Et pas que des gens du cru ! Voici par exemple Mélanie, 38 ans, employée du département sculptures du musée du Louvre parisien, adepte de la rando de 10 km, qui avait « vraiment envie de découvrir le Nord, Lens, et le site du musée ». Elle est d'ailleurs venue en bus, avec une cinquantaine de collègues. Bilan ? « On a un accueil formidable. On a marché dans des sous-bois. On a même vu des terrils ! » Dans la foule, on croise les parents de Florence Cassez, cette jeune nordiste emprisonnée au Mexique, à qui cette Route du Louvre a voulu apporter son soutien. « Nous étions avec des amis. C'est une très belle manifestation. Des gens sont venus vers nous spontanément », raconte le père, Bernard, à l'issue de sa randonnée de 17 km.
« Gérer le succès »
Au chapitre des nouveautés, il y avait le marathon-relais : 95 équipes et une distance partagée en six séquences. Jacques, enseignant à Lambersart, a testé : « On m'a amené en bus à Emmerin, j'ai fait mes 9 km et on m'a repris à Don, toujours en navette. Chapeau pour la logistique ! » Autre innovation, cette épreuve qui a permis à une quarantaine de personnes handicapées de se joindre à la fête, sur un vélo, comme Julie, 23 ans, sur son « handbike » : « Nous sommes partis de Villeneuve-d'Ascq et j'ai rejoint Lens en quatre heures, en pédalant avec les mains. » En tout, soixante départements étaient représentés dans les différentes disciplines de la Route du Louvre. « La difficulté, c'est aussi de gérer le succès », rappelle Philippe Lamblin à qui se pose une question : si la première pierre du musée est effectivement posée cette année, où la Route du Louvre 2010 va-t-elle arriver ?










































