Le Nord - Pas-de-Calais, vraie terre de coureurs
mardi 27.01.2009, 12:23 - La Voix des Sports
| PAR DAVID DELPORTE |
Avec 296 épreuves au programme du calendrier 2009, contre 291 l'an passé, le Nord - Pas-de-Calais sera, cette année encore, la région de France où se disputeront le plus de courses sur route.
Comment expliquer que notre région, qui n'est pas réputée pour bénéficier des conditions atmosphériques les plus agréables de France, soit, malgré tout, celle où l'on y recense le plus de courses hors stade ?
« En ce qui concerne le nombre d'organisations, ça s'explique par le fait qu'il y ait beaucoup de grandes villes dans la région, ce qui permet de programmer de nombreuses épreuves en même temps, même si on s'attache à ce qu'il y ait au moins 35 km entre deux courses ayant lieu le même jour, précise le président de la commission régionale des courses hors stade, Christian Picotin. Après, il est vrai qu'il est plus difficile d'expliquer pourquoi nous avons une énorme densité dans chaque course, à l'inverse d'autres régions qui ont beaucoup de manifestations avec moins de cinquante participants. »
Dans le Nord - Pas-de-Calais, les épreuves de moins de deux cents concurrents sont même les seules à diminuer. Malgré un contexte économique difficile, le secteur des courses sur route ne connaît visiblement pas la crise : « Nous sommes encore en hausse avec 296 courses contre 291 l'an passé, poursuit-il. Comme il y a toujours la création de quelques épreuves, on peut penser que l'on franchira le cap des 300 en 2010. »
Selon quelques études réalisées au cours des dernières années, un profil type du coureur nordiste a été établi : il a entre 43 et 45 ans, aussi bien pour les hommes que les femmes, et les classes moyennes et professions libérales sont généralement les mieux représentées.
Si la quantité est au rendez-vous, la qualité l'est tout autant avec plus d'une centaine de courses labellisées, dont une dizaine de « label national », et le label international du semi-marathon de Lille. Les 20 km de Maroilles répondent également aux critères, mais n'avaient pas souhaité le solliciter l'an passé. Avec le départ de son grand maître d'uvre, Pascal Yvano, la course vivra une année de transition, la Ligue ayant accepté d'apporter un soutien technique, tout comme elle le fera à Marcq-en-Barul pour faciliter la reprise en main par une nouvelle équipe.
« Beaucoup de courses ont déjà quinze ou vingt ans d'existence et on arrive à un moment où certains organisateurs souhaitent passer la main, confirme Christian Picotin. La Ligue est disposée à aider ceux qui le souhaitent. » Et ainsi contribuer à la survie de manifestations qui appartiennent désormais au patrimoine régional.












