La Russie organisera la Coupe du monde 2018
jeudi 02.12.2010, 16:47 - La Voix des Sports
Iniesta et l'Espagne tenteront de conserver leur titre mondial en Russie -
Le Comité exécutif de la Fédération internationale de football (Fifa) a désigné jeudi à Zurich la Russie pour organiser le Mondial-2018, a annoncé le président de la Fifa Joseph Blatter.
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Les autres candidats étaient le duo Pays-Bas/Belgique, le duo Espagne-Portugal et l'Angleterre, pourtant donnée grande favorite. Le choix de la Russie est très politique, le pays ne présentant pas sur le papier des garanties très solides en terme d'infrastructures. Tout y est encore à construire: stades (seul le Luzhniki à Moscou est aux normes d'une phase finale), hôtels, réseau de transport.
La grande taille du pays constitue déjà en soi un défi logistique même si le dossier russe s'articule autour de treize villes regroupées en quatre pôles. Hormis Ekaterinbourg, toutes les villes sont situées dans la partie "européenne" de la Russie. Mais le soutien sans faille des autorités russes et du Premier ministre Vladimir Poutine ont dû rassurer les membres du CE de la Fifa. Le dirigeant russe avait déjà joué un rôle central dans l'obtention par Sotchi des JO d'hiver de 2014.
M. Poutine a, en plus, eu l'habileté d'éviter le voyage à Zurich en dénonçant une « concurrence déloyale » et « une campagne évidente contre les membres du comité exécutif de la Fifa ». « On les couvre de boue, on essaie de les compromettre », avait-il lancé mercredi dans une allusion claire à l'Angleterre. Pour M. Blatter, cette ouverture à l'est s'inscrit ainsi dans cette volonté de défricher de nouveaux territoires, après une première Coupe du monde en Asie (Japon-Corée du Sud en 2002) puis en Afrique (Afrique du Sud en 2010).
Le succès russe est un sérieux camouflet pour l'Angleterre, pays qui a donné naissance au football, malgré la qualité évidente de son dossier. Sa candidature a sans doute payé au prix fort les révélations sur des cas de corruption touchant le CE de la Fifa.
L'intense lobbying du Premier ministre David Cameron, secondé par le Prince William et David Beckham, n'a donc pas porté ses fruits et le dirigeant britannique n'a pas réussi à rééditer le coup de Tony Blair, artisan en 2005 du succès de Londres dans l'obtention des JO-2012. Le duo Espagne-Portugal avait également un dossier très bien ficelé. Mais les deux pays doivent faire face à une grave crise économique et des doutes sérieux existent quant à leur solvabilité financière à court ou moyen terme.
Joseph Blatter s'était en outre prononcé à plusieurs reprises contre le principe de la co-organisation après l'avoir testé en 2002 avec le Japon et la Corée du Sud. La Fifa a indiqué que, contrairement aux années précédentes, elle ne donnerait le détail des votes. Voila qui n'est pas de nature à arranger le tableau d'une désignation qui s'est faite sur fond de suspicion. Le Sunday Times est ainsi à l'origine des révélations ayant abouti à la suspension pour corruption, dans le cadre de la désignation des pays hôtes pour 2018 et 2022, de deux membres du CE de la Fifa (Reynald Temarii et Amos Adamu).
Et la BBC en a remis une couche, lundi, en diffusant un documentaire qui épingle trois membres influents du CE, Ricardo Teixeira, Nicolas Leoz et Issa Hayatou dans une plus veille affaire, sans rapport cette fois avec la désignation elle même des pays hôtes pour 2018 et 2022.
























