Le monument dédié à la mémoire de l'ancien champion du monde, découvreur du secteur pavé le plus médiatisé et le plus mythique de Paris-Roubaix, a été dévoilé hier à l'entrée de la forêt qui verra débouler dimanche le peloton de la plus folle des classiques.
C'est peut-être ici que tout a commencé. Un boyau informe mais rectiligne. Comme un trait d'union entre sa vie d'homme et son passé de sportif. Une route sortie de nulle part. Longtemps, on a cru qu'elle menait à l'enfer. Sous la terre, quand son premier métier de galibot l'a conduit à descendre au fond pour y affronter les peurs et les dangers. Sur le pavé, où sa condition de coureur cycliste l'amena à appréhender d'autres douleurs physiques et morales.
Le « père Stab » l'aimait pourtant, cette sente déformée et archaïque nichée au coeur des 4 600 hectares de la forêt domaniale de Raismes - Saint-Amand. Parce qu'elle lui rappelait toute sa vie : le clocher du village d'Arenberg, les chevalets du site minier dont le plus haut culmine à soixante-treize mètres, les corons méticuleusement alignés avant l'anarchie des pavés, le chant du gré huppé ou le vol du balbuzard pêcheur près de la mare à Goriaux, le déchaînement acoustique du deuxième dimanche d'avril. Ici, on a encouragé ou juré dans presque toutes les langues.
Un monde arc-en-ciel finalement. Comme les bandes sobrement appliquées sur l'étoffe blanche qui recouvrait la stèle en attendant l'inauguration officielle devant un parterre de trois à quatre cents personnes : cyclistes ou piétons, admirateurs ou sympathisants, personnalités ou anonymes, anciens mineurs ou membres de groupes polonais. Une cérémonie à la fois intime, simple et surtout sincère sur le coup de midi. Un absent de marque : son ami Albert Bouvet qui eut le privilège de découvrir la Trouée. Les véhicules, avec 280 000 kilomètres au compteur, ont la mécanique fragile...
Depuis hier, le monument se pose en gardien à l'entrée des lieux sacrés. Là, à gauche, immédiatement après le passage à niveau. Un bloc en pierre bleue de Soignies (environ deux tonnes) dans lequel on a scellé un médaillon de bronze, oeuvre du sculpteur Michel Karpowicz auquel on doit déjà quelques autres pièces artistiques comme celle consacrée au poète Paul Éluard à Douchy-les-Mines. Quatre-vingt-dix kilos de matière noble recouverte d'une teinte « vieux cuir qui se patine bien avec le temps », selon l'artiste.
Aujourd'hui, on doit à Jean Stablinski toute l'influence et le poids de la Trouée sur l'orientation et l'équilibre du parcours. En quittant le bassin minier, en cherchant une échappatoire à la macadamisation galopante, la course a gagné sa modernité sur des voies archaïques, chaotiques, parfois démesurées, toujours rudes. Wallers-Arenberg, c'est le moment où la course s'affole et gagne en sauvagerie. Pour illustrer celle-ci, Stephen Roche eut un jour cette formule sans appel pour résumer l'état d'esprit qui s'empare du peloton : « J'en ai vu qui seraient prêts à tuer leur mère pour entrer en tête ».
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DORNEZ : pour moi aussi c'est une drôle de surprise de revoir Grimonprez Jooris ça me fait de la...
Augusto : Enfin, on a quand même compris qu'il fallait s'entraîner deux fois par jour..... Il...
franck de lieu : la vraiment on frise le ridicule;avant que l encadrementdecide de quitter le navire il faudrait...
Augusto : Après cette nouvelle défaite, une fois de plus, on constate que les joueurs ne sont pas assez...