À côté de leurs équipiers, Frédéric Guesdon (36 ans) et Christophe Mengin (39 ans) endossent le costume des « papys ». Les deux grognards de Madiot présentent l'aspect inusable de ces cuirs tannés en profondeur. Plus c'est dur, plus on est sûrs de les retrouver à l'arrivée.
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On avait déjà vu le Breton sur le Tour des Flandres : aux avant-postes pendant presque toute la journée, dans son travail de protection pour Philippe Gilbert qui a renoncé, cette année, à la « Reine des classiques ».
Hier, sur Gand-Wevelgem, il a encore su profiter de son expérience pour basculer dans le premier paquet au sommet du Kemmel, rester dans les dix premières places, sortir en contre-attaque derrière le duo Arvesen - Elmiger et tenir tête au peloton dans un groupe de cinq coureurs jusqu'à trois bornes de l'arrivée.
Le dernier vainqueur français de Paris-Roubaix (1997) sera encore l'un des plus affûtés sur les pavés du Nord. C'est aussi un repère et une motivation pour ses jeunes équipiers : « J'aime que tout soit réglé pendant cette période », explique-t-il. Derrière lui, Marc Madiot s'amuse à détailler les gestes mécaniques de son leader : la même place occupée à l'avant du bus ou au dîner, la petite heure de décrassage suivie de la sieste au lendemain du « Ronde », la tranquillité presque contagieuse au reste du groupe. « Un père spirituel pour Ladagnous, Delage ou Offredo, selon le directeur sportif Martial Gayant. Ils le regardent, l'interrogent et finissent même par l'imiter sans s'en rendre compte », poursuit le Picard.
Guesdon n'est pas dupe : « La première confrontation avec Paris-Roubaix reste tout de même une expérience violente pour les jeunes. Mais ils se présentent au départ parce qu'ils sont motivés, non ? » Madiot : « Ils forment tous un bon groupe. Je n'en ai pas un qui a évoqué l'abandon. Même chez mes jeunes. Dans leur idée, on est partis pour arriver jusqu'aux douches du vélodrome. Vous n'imaginez pas comme ça pique leur curiosité. Dimanche, pas un coureur n'ira se laver dans le bus. Ça fait aussi partie de la culture à assimiler pour devenir un vrai pro. » Guesdon n'en est plus là. Depuis six ans, le relais privilégié du patron a pris l'habitude rejoindre le box à son nom. Le premier au fond de la première salle. Personne n'oserait lui piquer sa place. Un rite immuable comme la reconnaissance programmée ce matin entre Troisvilles et Orchies. Comme tous les ans, Gayant sait qu'il s'arrêtera au troisième secteur pavé (de Quiévy à Saint-Python) pour prévenir tout son monde : « Celui-là, il fait très mal. On se posera quelques minutes pour rappeler qu'il ne faudra pas paniquer, qu'une accalmie se présente ensuite jusqu'à Solesmes à la faveur du premier ravitaillement. Les plus jeunes doivent se montrer plus attentifs sur cette partie du parcours jusqu'à Arenberg. Ici, il ne faut pas se mettre d'entrée sur le toit. »
claude24losc : il aurait plutot fallu garder makiese lui sait marquer...
claude24losc : honteux les joueurs n ont aucun respect pour le maillot...
milou57 : A entendre JP Escalettes, il y aurait une période de...
manstyle : Trés belle performance pour cette jeune équipe qui...
manstyle : Je pense qu'il devrait passé la main et arrêter...
lolo : honte a mr decourriere steve est un joueur d'exception...
manstyle : Qu'il en profite pour faire un lifting!!...
manstyle : Pour lui,on ne gouverne pas avec l'opinion publique.C'est...