George Hincapie (34 ans) s'élancera dimanche à l'assaut de son douzième Paris-Roubaix. L'Américain rêve toujours d'accrocher son nom au palmarès de l'épreuve malgré les chutes et la malchance qui l'ont rarement épargné.
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Il paraît que c'est en frémissant aux exploits d'Edwig van Hooydonck (double vainqueur du Tour des Flandres en 1989 puis 1991) et à ceux d'Eric Vanderaerden (lauréat du Tour des Flandres en 1985 et de Paris-Roubaix en 1987) que le jeune George Hincapie Garces, bel athlète du melting-pot new-yorkais, s'est mis à l'idée de faire du vélo.
Ça ne lui a pas trop mal réussi : quatorze saisons de professionnalisme (Motorola, US Postal, Discovery Channel, High Road) dont plus de la moitié à aider les autres à gagner le Tour de France.
Le seul coureur à partager les sept victoires de Lance Armstrong, puis celle d'Alberto Contador à l'issue d'une « Grande Boucle » qu'on n'est pas près d'ou- blier. Un bilan qui assure le respect, un service de première qualité.
Bon, l'Américain a rarement eu l'occasion de se mettre à son compte sous l'autorité de Johan Bruyneel. Quelques babioles dans son pays, un peu de vent sur les Trois Jours de La Panne, une étape ici ou là dans des courses de deuxième série en Espagne... Ah si, on note tout de même un succès dans Gand-Wevelgem (2001) et une victoire d'étape en haute montagne - à Saint-Lary-Soulan - dans le Tour 2005 (le dernier de son patron texan) qui provoqua en son temps quelques crises d'urticaire chez les suiveurs. C'est bien mais ça ne rassasie pas notre homme.
Ce qui le fait rêver, c'est Paris-Roubaix ! Il en a déjà disputé onze. Il a aussi souvent tourné autour : deuxième (2005), huitième (2004), sixième (2000 et 2002), quatrième (1999 et 2001). L'an passé, Hincapie avait dû renoncer à cause d'un poignet fracturé sur le Tour de Californie. Et lorsque rien ne semblait l'arrêter, c'est une mine invisible qui avait anéanti toutes les chances de toucher enfin à son destin. On a encore en mémoire le rictus incrédule, puis la lourde chute du coursier fauché en pleine action sur le pavé de Mons-en-Pévèle (2006). Potence brisée, clavicule et poignet droit aussi... « C'est une course dangereuse mais elle m'a aussi apporté de la réussite », commente le New-Yorkais qui n'a toujours pas renoncé à son obsession. Cette année, il a approché l'événement avec parcimonie (il a notamment renoncé au Grand Prix de l'E3 ou à Waregem). Il a aussi signé sa meilleure campagne printanière depuis deux ans.
Dimanche, il a pris la cinquième place du Tour des Flandres. Hier, comme Boonen, il n'a pas vraiment insisté sur Gand-Wevelgem (lire ci-dessous) . « Mon but reste une victoire dans Paris-Roubaix, répète-t-il. J'ai eu un bon programme avec le Tour de Californie, Tirreno-Adriatico, Milan-San Remo, La Panne et les Flandres. Évidemment, Boonen est super fort. On l'a vu sur le "Ronde". Mais lorsqu'on a été aussi souvent placé que moi sur le vélodrome, on se dit que c'est toujours possible d'aller la chercher un jour. » Ce n'est pas Gilbert Duclos-Lassale, lauréat pour la première fois à 38 ans, qui dira le contraire.
milou57 : A entendre JP Escalettes, il y aurait une période de...
manstyle : Trés belle performance pour cette jeune équipe qui...
manstyle : Je pense qu'il devrait passé la main et arrêter...
lolo : honte a mr decourriere steve est un joueur d'exception...
manstyle : Qu'il en profite pour faire un lifting!!...
manstyle : Pour lui,on ne gouverne pas avec l'opinion publique.C'est...
manstyle : Pauvre petit garçon à sa maman,il n'assume même...