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LA TROUÉE... par Gérard PORTE

samedi 12.04.2008, 05:37

À l'occasion du quarantième anniversaire de l'introduction de Wallers-Arenberg sur le parcours de Paris-Roubaix, nous vous proposons de retrouver quelques acteurs de la « Reine des classiques ». Ils vous font partager leur vision de la célèbre trouée. Aujourd'hui, le responsable du service médical autour de la course : le docteur Gérard Porte.


« Nous ne sommes pas plus vigilants sur la trouée qu'ailleurs. Un accident peut arriver n'importe où sur Paris-Roubaix. Wallers-Arenberg, c'est surtout un endroit délicat pour l'évacuation des ambulances. La chaussée n'est pas large, les pavés sont disjoints, c'est long. On a parfois du mal à approcher car les directeurs sportifs sont souvent situés devant les voitures du service médical. Et il n'y a qu'un endroit pour entrer et sortir.
Les deux accidents de Museeuw et Gaumont ont été spectaculaires. Mais si les coureurs ont beaucoup souffert, leurs fractures (rotule pour le Belge, fémur pour le Picard) ne suscitaient pas plus de complications que ça. On savait ce qu'il en était. J'étais resté assez longtemps auprès de Gaumont. Je me souviens qu'il était très calme, qu'il n'avait pas paniqué. On lui avait juste donné un peu d'oxygène en attendant l'ambulance, longue à approcher parce que l'accident avait touché la tête du peloton.
Demain, je participerai à mon trente-septième Paris-Roubaix. Je suis toujours sous le charme de cet endroit. C'est joli, la verdure s'intensifie, les feuilles sortent, on passe près des anciennes mines. On est finalement au coeur de ce qu'on imagine pour Paris-Roubaix. Je n'ai jamais eu l'occasion de m'y arrêter autrement qu'en course. Je le regrette. Même au Grand Prix de Denain - que je suis grâce à mon amitié avec Robert Mintkewitz - je n'ai jamais eu l'occasion de profiter davantage de cette magnifique forêt. »

La Voix du Nord

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