PARIS ROUBAIX, JOUR J
Les services de météorologie ont prévu un Paris-Roubaix humide, boueux et glissant pour le peloton qui s'élancera ce matin devant le château de Compiègne. Tous les éléments sont réunis pour écrire encore la légende en lettres d'or.
Puisque la plupart des favoris n'accordent pas d'importance aux reconnaissances qui précèdent la course, ils ne lèveront pas le sourcil devant le changement radical des conditions météorologiques annoncé depuis hier.
Cette semaine, c'est sous le soleil et sur un pavé sec qu'ils avaient pu s'imprégner de Paris- Roubaix : une température printanière, des secteurs relativement roulants et un parcours inchangé par rapport à celui proposé l'an passé. Il faudra trouver de nouveaux repères.
La cent cinquième édition s'était disputée sous une météo extrêmement estivale (26 degrés). On en sera loin cet aprèsmidi : le vent, le froid, la pluie et même quelques passages orageux pourraient s'inviter sur le parcours. « Tant mieux », rétorque Tom Boonen. « Au moins, les plus costauds seront devant. »
L'Anversois a été devancé par son équipier Stijn Devolder au Tour des Flandres. Et il n'a pas été plus heureux dans toutes les semi-classiques qui ont précédé. Il sait que la presse de son pays l'attend au tournant en cas d'échec sur le vélodrome. Mais il s'est montré extrêmement détendu à l'issue de la reconnaissance effectuée vendredi entre Arenberg et Cysoing. On lui a demandé comment il avait trouvé les pavés. Il a répondu : « Facilement, ce sont les mêmes depuis deux cents ans ! » Ce qu'il pense de son compatriote Leif Hoste ? « Je n'en sais rien, je ne l'ai pas vu beaucoup pendant le Tour des Flandres. Il était tout le temps dans le groupe de chasse. » Son avis sur son équipe ? « Franchement, je pense qu'elle est mauvaise. » Le tout ponctué d'un grand éclat de rire
Gare à Backstedt
En fait, « Tomeke » comme le surnomment ses supporteurs, n'est resté sérieux que pour évoquer le cas de Magnus Backstedt (« Peut-être la grosse surprise, il est complètement concentré sur cette course ») et celui de son grand rival Fabian Cancellara : « J'ai noté qu'il ne semblait plus aussi fort qu'il y a trois ou quatre semaines », commente Boonen.
C'est pourtant leur opposition qui donne le ton des courses depuis un moment. À San Remo, la différence entre les deux hommes était encore trop flagrante. Le Belge ne représentait pas une contrariété sérieuse aux plans du Suisse. Mais leur marquage a ensuite conditionné les autres épreuves. À Harelbeke, Arvesen (un équipier de Cancellara) en avait profité. Au « Ronde », c'est un homme de Boonen (Devolder) qui s'était extrait pour concrétiser un effort solitaire de vingt-cinq kilomètres.
Derrière ces deux grands favoris, Ballan, Nuyens, Hoste, Pozzato, Hincapie, Flecha ou Guesdon savent qu'il faudra guetter la petite hésitation, le moindre flottement ou le coup de bluff.
milou57 : A entendre JP Escalettes, il y aurait une période de...
manstyle : Trés belle performance pour cette jeune équipe qui...
manstyle : Je pense qu'il devrait passé la main et arrêter...
lolo : honte a mr decourriere steve est un joueur d'exception...
manstyle : Qu'il en profite pour faire un lifting!!...
manstyle : Pour lui,on ne gouverne pas avec l'opinion publique.C'est...
manstyle : Pauvre petit garçon à sa maman,il n'assume même...