Le vainqueur de la dernière édition a failli mettre un terme à sa carrière après une chute spectaculaire dans la descente du Cormet de Roselend sur la huitième étape du Tour de France. Avant Paris-Roubaix, l'Australien raconte sa plus belle émotion sur le vélodrome de Roubaix et son calvaire pour reprendre le vélo.
- Stuart, comment vous sentez-vous avant d'épingler le dossard numéro 1 ?
« Je mentirais si je vous disais que j'arrive dans la même forme qu'en 2007. En comparaison, je m'estime à 80-85 % de mon potentiel physique.
Mais aujourd'hui, je suis simplement heureux de courir à nouveau. Je me sens de mieux en mieux. J'étais dans le final et j'ai attaqué sur Gand-Wevelgem.
C'est bon pour le moral mais il n'existe pas de miracle lorsqu'on manque six mois de la saison. »
- Vous avez pensé à la fin de votre carrière ?
« Non, jamais. À l'hôpital, j'avais déjà l'objectif de courir le Tour d'Espagne. C'était une connerie évidemment. Je savais que ce n'était pas possible mais ce schéma s'imposait comme une nécessité pour ma guérison. Je me fixais un objectif et ça me donnait le moral. Le corps récupérait alors plus vite. Je n'ai pas couru la Vuelta, mais je suis remonté sur le vélo peu de temps après. »
- Vous souvenez-vous de ce jour ?
« C'était six semaines après l'accident. Chez moi, à Monaco. J'avais passé un mois en immobilisation complète. Un matin, je me suis levé et je me suis dit : "Je vais essayer". Ma femme a tenté de m'en dissuader. J'ai roulé pendant vingt minutes. C'était un énorme soulagement. Je savais déjà qu'il me serait possible de me battre pour retrouver mon niveau. Ensuite, j'ai repris l'entraînement. La première fois, j'étais un peu nerveux.
Je voulais retarder la sortie au maximum en nettoyant cinquante fois le vélo. Je suis parti jusqu'à San Remo, j'ai bu un café et je suis rentré. C'était comme une victoire. J'appréciais simplement d'être en bonne santé au milieu de la montagne. Des choses simples mais importantes... »
- Êtes-vous encore capable de gagner Paris-Roubaix ?
« Ce serait un miracle. Cette course, c'est hyper spécial. La chance n'est pas le seul facteur. Il faut l'appréhender à 100 %, arriver avec un vrai mental de guerrier. Je ne suis pas parmi les favoris mais ma forme progresse. L'équipe est forte, il règne une ambiance incroyable et on arrive sans pression. On a déjà gagné de belles épreuves. »
- Que retenez-vous de votre victoire sur le vélodrome ?
« L'année est passée vite. Quand je me vois sur les photos, les bras levés... Je me dis que c'est un rêve. C'est même plus beau qu'une étape du Tour de France, le maillot jaune ou une médaille d'or aux Jeux olympiques. Je n'avais peut-être pas le physique, ni les cuisses de Boonen, Cancellara ou Museeuw.
Mais je l'ai fait en arrivant seul sur le vélodrome. C'est vraiment spécial. C'est comme si on entrait dans le Colisée... »
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robert59 : Pourquoi à Lens, le chant "Chelle, Chelle, Ch'est...
brunel : nous avons une pensees pour david et sa famille nous...
Monnier J-M : Assidu supporter de la tribune de fer, je suis très...
rico62 : courage davidune pensée pour toi ainsi que pour ta...
Louise : Je ne suis pas vraiment le football mais ce genre de...
benzemaronaldo : Je souhaite a David Sommeil un promp retablissement...
Pietaster : Bon rétablissement à David. J'espère qu'il...
robert59 : Heureusement que le Racing va faire jouer ses jeunes...
fab : Juste pour souhaité un trés bon rétablissement a David...
STELLACALAIS : On pert un grand gardien, il faut vite le remplacer...