LE VAINQUEUR
Laissez-lui deux cents mètres, et il vous les transforme en or ! Tom Boonen n'a ainsi laissé aucune chance au vainqueur de l'édition 2006, pas plus qu'il n'en a donné, ne serait qu'une seule, au vainqueur du « Ronde » 2007.
Fabian Cancellara et Alessandro Ballan ont donc déposé les armes devant ce lion flamand affamé. Lutte inégale, à vrai dire, pour ces deux hommes tout aussi avides de succès, mais finalement guère armés pour entamer le safari, sur le vélodrome roubaisien.
S'il a respecté ses vaillants autant que talentueux adversaires, l'homme de Balen ne leur a pas laissé l'ombre d'une chance. Deux ans qu'il attendait ce moment, après avoir soulevé une première fois le gros pavé dévolu au vainqueur.
« C'est vrai, confirme-t-il, ça faisait vingt-quatre mois que je n'avais pas gagné une grande classique, mais c'est tout de même oublier que j'ai accroché une trentaine de courses à mon actif, dont quelques victoires d'étape dans le Tour » Bonnen, icône vivante du cyclisme flamand, pardon : belge, se fait tirer l'oreille depuis déjà un bon moment. Mais il sauve l'apparence en assénant une « lapalissade » de son pays. « On ne peut pas avoir le blanc sans avoir aussi le noir. La vie, c'est donner, mais c'est aussi prendre. » Fermez le ban !
Tout cela pour dire que nos confrères flamands se déchaînent, depuis déjà plusieurs mois devant le mutisme d'un Tom avare de sa voix, au point de faire les poubelles. La vie privée du champion fut très sérieusement radioscopée, et l'on vous passe les détails croustillants De tout cela, Tom Boonen n'en a cure. « C'est sympa de remporter une telle classique, après avoir été mis sous pression. L'émotion est beaucoup plus forte qu'en 2005. Le Tour des Flandres et Paris - Roubaix sont mes deux courses favorites. Elles sont ancrées au plus profond de moi. J'y pense depuis deux mois. Paris - Roubaix : j'en connais tous les secteurs. Mais on peut refaire cent fois le scénario et, finalement, rien ne se passe de la manière dont on l'a imaginée. »
Boonen attendait son heure comme, hier, il a attendu le moment propice pour attaquer. « Les deux premières attaques de Stijn Devolder ont été lancées pour tuer (sic) les Lotto. Dans l'affaire, Van Summeren d'abord, Hoste ensuite, ont brûlé leurs dernières cartouches. Puis Cancellara a attaqué, et encore Ballan. J'ai ensuite opté pour un tempo plus élevé. À l'arrivée, Cancellara m'a avoué qu'il était cramé, que ses jambes étaient devenues dures. » L'alchimie des Quick Step a fonctionné à merveille. Devolder au Tour des Flandres, Boonen à Paris - Roubaix : la bande à Patrick Lefevère a encore marqué les belles et grandes classiques de son empreinte. Le tout obtenu sans la moindre nervosité !
Car Boonen aurait pu céder à la panique, se recroqueviller sur lui-même et observer un silence suspect. « Nerveux ? s'amuse-t-il, pas vraiment. La pression de la presse était pourtant énorme. Mais c'était le reste du monde qui était nerveux autour de moi »
Une réponse presque en forme de revanche qui lui permet de clouer le bec à ses détracteurs.
Il a donc retrouvé le rêve, effacé les réserves qui ont longtemps tourné autour de lui, et renoué avec Lore, sa petite amie qu'il avait quittée il y a quelques mois. Il a, en somme, tordu le cou à ceux qui ne voyaient en lui qu'une simple étoile filante. Sur le vélodrome de Roubaix, Tom Boonen a frappé en quelques tours de manivelle. Un sacré numéro
NANTAIS59 : bonjour chere amateurs de véloci vous desiriez voir...
Freddie : Belle initiative je trouve et heureux hasard du calendrier....
Freddie : Trés bonne idée cette carte. J'avais adoré celle...
robert59 : Belle perf\'. Y\'a même un téléphone...
robert59 : Allez continue comme ça ! Un bon jeune du ch\'nord...
robert59 : A eux maintenant de défendre la France à Pékin !...
robert59 : Dommage qu\'elle n\'ait plus Philippe...
sgtpepper : Le parcours que vous proposez sur votre carte interactive...
pepone62 : j\'etais a 20-30m de l\'interwiew...