Personne n'a pu contester la supériorité de Tom Boonen. Dimanche, le Belge est allé cueillir son deuxième pavé (il s'était déjà imposé en 2005) en s'échappant à trente-cinq kilomètres du vélodrome. Ballan et Cancellara l'ont accompagné, l'Italien et le Suisse n'ont rien pu tenter.
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Vent de dos et pavés secs contrairement aux prévisions météorologiques, la course a offert un visage limpide. Les plus forts se sont vite dégagés, mais il reste des questions que le téléspectateur a pu se poser devant son poste.
> Pourquoi n'a-t-il pas plu sur le parcours ? - Depuis vendredi, les services de prévisions météorologiques annonçaient des conditions climatiques particulièrement difficiles pour la journée de dimanche. Samedi matin, elles étaient toujours d'actualité. Dans l'après-midi, la plupart des coureurs et des suiveurs étaient persuadés d'affronter un Paris-Roubaix à l'ancienne. Avec ses pavés glissants, ses cloaques, ses chutes et ses drames. Il n'en a rien été. La pluie a arrosé la région dans la nuit de samedi à dimanche. Mais le vent orienté sud-ouest - ce qui explique la moyenne (43,406 km/h) - a vite fait de sécher les pavés.
> La trouée de Wallers-Arenberg a-t-elle joué son rôle ? - Sans aucun doute. C'est d'abord l'approche de la difficulté - le sprint pour le placement commence avant le secteur de Haveluy - qui a éliminé deux favoris comme Flecha (Rabobank) et Pozzato (Liquigas). La trouée, c'est la première clé d'une progression linéaire et sans réel temps mort. À la sortie, on a compté un premier paquet de trente-deux éléments avec tous les principaux prétendants. Ce groupe s'est réduit à huit hommes après les passages à Bersée et Mons-en-Pévèle. C'est à Templeuve (à 35 km du vélodrome) que le trio s'est définitivement dégagé.
> Pourquoi Flecha s'est-il retrouvé seul dans le final ? - L'Espagnol a été retardé par la chute de Pozzato avant Wallers-Arenberg. Percuté par l'arrière, il y a laissé une roue (rapidement dépanné par Hayman) et trois équipiers qui ne l'ont pas attendu pour traverser la forêt. Après le secteur n° 18, Rabobank a fait du... Rabobank. Chacun pour soi ! Une attitude qui a provoqué une explication de texte musclée après l'arrivée sur le vélodrome. Langeveld et Leezer l'ont visiblement joué « perso » malgré les appels répétés (ou pire) dans les oreillettes. Posthuma a fini par se résigner et faire demi-tour pour épauler son leader. « J'aurais laissé moins de forces si j'étais rentré plus tôt dans le groupe Boonen », peste Flecha.
> Pourquoi les Liquigas n'ont-ils pas attendu Pozzato ? - La situation a été beaucoup plus compliquée à gérer pour les équipiers de l'Italien qui ont tout simplement couru sans oreillettes. Avec la vingt et unième voiture suiveuse (un lourd handicap sur Paris-Roubaix), l'équipe Liquigas a aussi eu la malchance de perdre son véhicule spécialement préparé pour la course à cause d'un accident de la circulation le matin du départ. Le mulet, pas équipé pour les pavés, est tombé en panne sur les premières zones. « Je n'ai pas pu renseigner Quinziato et Fischer sur les ennuis de Pozzato », plaide le directeur sportif Mario Scirea.
> Qui est Martijn Maaskant ? - C'est d'abord la grosse surprise de cette cent sixième édition. Quatrième pour sa première participation, le Néerlandais avait auparavant pris la neuvième place de l'épreuve réservée aux espoirs (2005). Formé dans la structure continentale de l'équipe Rabobank, il a préféré rejoindre Slipstream cette saison avec l'ambition de se mettre un peu à son compte. Sur ce coup-là, c'est réussi !
> Quel intérêt accorde Boonen à cette deuxième victoire ? - À l'arrivée, l'émotion se lisait facilement dans les yeux du champion belge comme dans ceux de son mentor. « On a dit beaucoup de choses injustes sur Tom, rappelle Patrick Lefevere. Aujourd'hui, tous ces gens n'ont plus qu'à se taire. » De son propre aveu, l'Anversois s'est présenté au départ « avec une pression incroyable » sur les épaules. Passé à côté de son Milan-San Remo, sacrifié au profit de Devolder sur le Tour des Flandres, Boonen n'avait pas vraiment le droit de se rater sur les pavés du Nord. Dimanche, il a répondu aux critiques. Sur son vélo...
NANTAIS59 : bonjour chere amateurs de véloci vous desiriez voir...
Freddie : Belle initiative je trouve et heureux hasard du calendrier....
Freddie : Trés bonne idée cette carte. J'avais adoré celle...
robert59 : Belle perf\'. Y\'a même un téléphone...
robert59 : Allez continue comme ça ! Un bon jeune du ch\'nord...
robert59 : A eux maintenant de défendre la France à Pékin !...
robert59 : Dommage qu\'elle n\'ait plus Philippe...
sgtpepper : Le parcours que vous proposez sur votre carte interactive...
pepone62 : j\'etais a 20-30m de l\'interwiew...