PARIS-ROUBAIX - Tom Boonen : « Il faut du talent et un peu de chance »
dimanche 12.04.2009, 04:49 - PAR DAVID DELPORTE
Confiant en ses forces et en celles de son équipe, le leader de la Quick Step est le favori logique.
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Double vainqueur de l'épreuve (2005 et 2008), le Belge fait de nouveau office de très sérieux candidat à la victoire au sein d'une impressionnante équipe Quick Step. Dernières confidences du tenant du titre avant le départ ce matin à Compiègne...
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- Dans quel état de forme abordez-vous ce Paris-Roubaix ?
« J'ai les mêmes sensations que l'an passé. La forme est montée crescendo, je suis en condition optimale, prêt à faire quelque chose de bien. »
- Assumez-vous l'étiquette de favori ?
« Ce n'est pas à moi de dire que je suis le favori. Je peux simplement dire que je suis très bien et que je me sens, en effet, capable de jouer le coup dans le final. Je n'ai pas de pression, je ne suis jamais nerveux avant une grande course. En prenant de l'expérience, le stress diminue chaque année. »
- Votre équipe semble la mieux armée pour l'emporter...
« Oui. C'est clair que nous avons davantage une équipe pour gagner des classiques que pour gagner le Tour, mais ça ne nous met pas de pression. Nous sommes trois à pouvoir gagner avec Sylvain Chavanel, Stijn Devolder et moi-même. J'espère que nous serons encore à trois dans le final pour se disputer la victoire. C'est peut-être plus dur pour moi car je suis davantage surveillé mais avec sa 2e victoire dans le Tour des Flandres, Stijn va lui aussi être de plus en plus observé. »
- Est-ce une épreuve difficile à vos yeux ?
« Oui mais je la trouve quand même plus facile que le ''Ronde'' car c'est plus simple pour accélérer. Au Tour des Flandres, il peut toujours y avoir du monde dans le final alors qu'à Paris-Roubaix, il suffit d'attendre les 40 derniers kilomètres et généralement il ne reste plus grand monde. »
- Avez-vous un plan particulier ?
« Non. J'en avais un pour le Tour des Flandres : celui de gagner. Et malheureusement je n'ai pas réussi (sourire) . »
- Il faudra peut-être se battre avec l'un de vos équipiers pour la victoire, c'est gênant ?
« Non, chacun a le droit d'avoir sa propre ambition. Après on verra en fonction des circonstances de course. Il n'y a aucun souci entre nous, il y a une bonne entente, nous sommes contents de faire partie de la même équipe. »
- Quels autres adversaires redoutez-vous ?
« Il y a beaucoup de bons coureurs. Cancellara n'est pas si mauvais même si je ne pense pas qu'il puisse forcer la course dans le final. Il y a aussi Martijn Maaskant qui a fini quatrième l'an dernier et qui peut être très dangereux. »
- Craignez-vous les passages pavés ?
« Non. Les pavés sont très importants mais pas autant que ce que les gens pensent. Il y a bien sûr des écarts qui peuvent s'y faire mais c'est surtout après les pavés qu'il faut être capable de bien rouler car il y a toujours des gens qui peuvent revenir derrière. »
- La météo sera-t-elle un paramètre déterminant ?
« Qu'il y ait de la pluie ou du soleil, franchement ça ne change pas grand-chose, ça influe simplement un peu sur la vitesse. Le plus gênant, ce serait d'avoir un vent de face. »
- Quelles capacités faut-il posséder pour gagner Paris-Roubaix ?
« Du talent tout simplement (rires). Et puis quand même un petit peu de chance. »



































