Chavanel et Guesdon la tête haute
lundi 13.04.2009, 05:00 - La Voix des Sports
Frédéric Guesdon (au premier plan) et Sylvain Chavanel n'ont pas à rougir de leur performance dans ce Paris-Roubaix.
| LES FRANÇAIS |
Il faudra donc attendre encore au moins un an pour espérer trouver la trace d'un Français sur le podium de Paris-Roubaix.
Douze ans après le sacre de Frédéric Guesdon, en 1997, aucun représentant tricolore n'a su forcer le destin et, en dépit d'une jolie course, Sylvain Chavanel (8e) n'a pas été en mesure de répondre aux plus folles attentes placées en lui.Contraint de jouer son rôle d'équipier de luxe de Tom Boonen et donc de ne pas rouler dans le groupe de poursuivants, Sylvain Chavanel n'était pourtant pas amer : « J'étais venu pour que l'équipe gagne, c'est ce qu'on a fait avec la victoire de Tom. Le contrat est donc rempli, insista-t-il. J'ai été un peu gêné par une chute à Arenberg, il a fallu faire de gros efforts pour revenir et sur Paris-Roubaix, les forces sont comptées. Je l'ai sans doute un peu payé sur la fin. » Ravi de son retour sur les pavés après huit ans d'absence, le Châtelleraudais était surtout fier d'avoir tenu la distance : « Malgré tout ce qu'on avait dit sur moi, j'ai prouvé que j'avais bien ma place sur ce Paris-Roubaix. J'ai toujours dit que je pouvais marcher sur n'importe quelle course , se réjouissait-il. J'ai en plus la chance de faire partie d'une équipe (Quick Step) qui a encore montré sa puissance collective. C'est vraiment une belle expérience que je suis en train de vivre. » Selon Frédéric Guesdon, le deuxième Français du jour, treizième au général, Sylvain Chavanel a indéniablement de beaux jours devant lui : « Il va venir sur le tard, mais peut devenir un grand coureur de classique. Il est complet et peut s'imposer sur toutes les courses sauf en haute montagne.
» Le leader de la Française des Jeux a, lui, encore très bien tenu son rang cette année. Victime d'une fracture de la clavicule, fin février, il avait déjà gagné son pari en prenant le départ et en finissant cette course. Sa treizième place est donc une cerise sur le gâteau : « J'étais un peu juste mais c'est logique avec les années et la blessure, confia-t-il. Je n'ai pas chuté, j'ai eu une crevaison. Sans ça, j'aurais peut-être pu rentrer dans les dix. Je fais un bon Tour des Flandres, un bon Paris-Roubaix, je suis satisfait. Il y a deux Français dans les quinze, ce n'est pas si mal. C'est la preuve que les Français ne manquent pas d'envie. » Reste désormais à trouver la petite étincelle qui transformera l'envie en succès.
DAVID DELPORTE (avec Y. D.)



































