Bonnaire veut en reprendre
lundi 12.04.2010, 05:09 - La Voix des Sports
Le Maroillais a apprécié son premier Paris-Roubaix pro.
| LE NORDISTE |
C'était son premier Paris-Roubaix chez les professionnels. Il a dû patienter pendant sept années et son arrivée dans la formation de Marc Madiot avec Frédéric Guesdon (lauréat en 1997 et 19e hier sur le vélodrome) comme leader.
Olivier Bonnaire s'est donc lancé dans le bain. Il avait bien connu la course réservée à la catégorie des espoirs (31e en 2003). Mais cette fois, il s'agissait d'autre chose.
Dans un sens, il aura tenu son rôle. C'était même difficile d'en attendre mieux. Le Maroillais est allé jusqu'au deuxième ravitaillement de Beuvry-la-Forêt.
Sans regret, sauf celui partagé par l'ensemble de La Française des Jeux qui avait manqué « l'échappée des dix-neuf » partie aux environs de Saint-Quentin et dont les derniers éléments ont été repris à Mons-en-Pévèle en même temps que Cancellara tirait sa révérence.
« Dans mon cas, je me suis appliqué à protéger Guesdon du vent et lui permettre de garder le maximum de fraîcheur pour le final » , argumente le Nordiste. Dans ce contexte, il lui a fallu aussi éviter les nombreux pièges qui n'ont pas manqué de se dresser sur les pavés.
Bonnaire ne s'en est pas trop mal sorti en évitant la crevaison et les chutes. Pourtant, il n'était pas bien loin de la « gamelle » qui avait jeté et scindé le peloton en plusieurs parties sur le secteur de Haveluy.
« J'ai vu un Garmin à terre (Farrar ou Van Summeren) qui peinait à se relever. On était entre la 30e et la 40e position. Ensuite, on était déjà loin à Arenberg. Je n'avais pas la force de remonter toutes les cassures.
» C'est souvent le lot des équipiers sur Paris-Roubaix. Pourtant, le Nordiste ne cache pas son envie d'y retourner en 2011. « J'ai aimé, mais est-ce qu'on voudra encore de moi (son contrat s'achève à la fin de l'année) ? »
F. R.























