Mis à l'épreuve pour le Paris-Roubaix, les pavés attendent les coureurs du Tour de France
mardi 13.04.2010, 05:09 - La Voix des Sports
Selon les organisateurs, le public présent lors de Paris-Roubaix était responsable et connaisseur.
| CYCLISMEL'ENFER DU NORD |
Paris-Roubaix, 108e
édition, clap de fin. Quelques minutes après la remise des prix, les équipes plient bagages aussi vite que Fabian Cancellara a accéléré à Mons-en-Pévèle, vainqueur solitaire de l'Enfer du Nord dimanche. De pavés, cyclistes et spectateurs, on en reparle le 6 juillet, pour Wanze-Arenberg, troisième étape du Tour de France (213 km de route dont 13,2 km de pavés).
Le Tour, ce n'est pas la même dimension, pas la même machine à faire passer. « Franchement, au regard de ce Paris-Roubaix, tout devrait bien se passer même s'il y a plus de cyclistes sur le pavé », résume Jean-François Pescheux, organisateur. « Sur les premiers secteurs, il y avait 200 coureurs dans le peloton et il n'y a pas eu d'incidents majeurs. En tout, nous avons eu quelques chutes, des glissades, mais ça, c'est le lot de cette course. » Pour lui, l'accélération de Cancellara si loin de l'arrivée a facilité la sécurité de l'organisation. La nervosité dans les derniers secteurs pavés était absente. Une configuration que l'on devrait retrouver, selon les spécialistes, lors du passage de la Grande Boucle en juillet.
Dominique Serrano, organisateur du Grand Prix de Denain jeudi, a assisté à la course, du côté de Solesme notamment. Le Tour passera par Tilloy à Sars-et-Rosières, Warlaing à Brillon, Hornaing à Wandignies-Hamage et Haveluy à Wallers. Dominique Serrano a observé le comportement des coureurs sur ces secteurs.
Routes départementales
« Je ne pense pas que les cyclistes engagés en juillet prendront beaucoup de risques à ce niveau de la course. Seuls ceux qui voudront cette étape fonceront. Les autres vont se préserver pour éviter la casse. » Rien à voir avec le mythe Paris-Roubaix.
Le scénario prendra fin avant la trouée d'Arenberg. « Nous allons emprunter des routes départementales », ajoute Jean-François Pescheux pour ASO. « Ce sont de bons pavés en terme de difficultés, mais ce ne sont pas ceux de Mons-en-Pévèle.
» Il espère pour juillet retrouver le même public au bord des routes : « Un public responsable, qui aime le vélo, bien réparti tout au long de la course. »
LAURENT RENAULT
PHOTO PATRICK DELECROIX























