Les Coureurs

Les Français

Guesdon a finalement raté le « bon coup »

lundi 14.04.2008, 11:30

Rien de neuf sous le « soleil » français, une nouvelle fois timide, hier après-midi, entre Compiègne et Roubaix. Il y a certes Frédéric Guesdon, qui termine une nouvelle fois onzième ; pour le reste, la relève tarde à venir, même si Alexandre Pichot, chez Bouygues Telecom, a un peu pointé le bout de son nez.


«  Quand ç'a accéléré, je l'ai vu trop tard, j'étais mal placé. Je n'étais pas dans la roue des huit coureurs, les meilleurs, qui émergèrent après le secteur de Bersée. » « Fred » Guesdon s'en voulait terriblement d'avoir manqué le TGV du km 206, «  car c'était jouable, s'empressa-t-il de préciser. L'ennui, c'est qu'à la sortie des pavés, il y avait vent de face. »
Mais le leader de la FDJ se satisfaisait d'un accessit qui semble lui coller au cuissard. «  Onzième, premier Français, ce n'est pas encore trop mal. » On le vit même lancer le sprint sur le vélodrome, pour tenter d'obtenir la neuvième place, puis ensuite discuter avec Juan Antonio Flecha, l'un des grands battus du jour.
«  J'ai tenté le tout pour le tout, lança le Breton. J'ai ensuite dit à Flecha qu'il ne nous avait finalement pas manqué grand-chose pour être dans le bon coup. » Hormis que l'Espagnol fut frappé par la malchance juste avant la Trouée d'Arenberg Bref, la bande à Madiot s'était battue, ce qui n'avait pas échappé au « patron » de la FDJ, spécialiste ès pavés. «  Fred a disputé l'un de ses meilleurs Paris - Roubaix, mais il est mal placé lorsque les huit sortent. Je l'ai cependant trouvé extrêmement constant par la suite. Mais sa petite faute de vigilance, il la traîne jusqu'à l'arrivée »
Pour le reste, Madiot tirait un honnête bilan, teinté de malchances en tous genres. «  Chavanel (Sébastien) casse son vélo dans Arenberg, Ladagnous crève aussi dans Arenberg. Il nous manque un petit coup de pouce du destin. »

Un petit clin d'oeil complice, puis Christophe Mengin arrive. Pour le « vieux » Lorrain, c'est un dernier baroud. À l'arrivée, une vingt-cinquième place. «  J'avais de bonnes sensations. Bizarrement, la journée m'a paru très courte. Peut-être parce que c'était la dernière. J'ai aussi su éviter les chutes. Mais une fois que les costauds étaient devant, il m'a été difficile de revenir. Maintenant, Paris - Roubaix, c'est fini pour moi, concluait Mengin. J'ai fait le tour de la question »

Didier PARSY

vos réactions

Pour réagir à cet article

  • introduisez votre nom d'utilisateur
  • rédigez votre commentaire
  • postez
 
Albums Photos