Les Coureurs

LA SEMAINE DE BASTIEN DELROT

L'îlot de Mons-en-Pévèle

mercredi 07.05.2008, 11:47
L'îlot de Mons-en-Pévèle Sous une grosse chaleur, Bastien Delrot termine cette étape à deux minutes du vainqueur. PHOTO PATRICK DELECROIX.

Toute la semaine, durant les Quatre Jours de Dunkerque dont la première étape s'est achevée hier à Roost-Warendin, nous suivons la progression de Bastien Delrot. Aujourd'hui, le Roubaisien nous parle d'une journée chaude. Dans tous les sens du terme.

Sur la ligne d'arrivée, bien niché dans un peloton qui a terminé à plus de deux minutes du vainqueur Stéphane Augé, Bastien a fini bien entamé mais pas plus déshydraté que ses petits camarades. Ce n'est pas un gros buveur. « Cinq ou six bidons pendant la course et j'ai sauté le ravitaillement parce que j'étais à l'avant du peloton et que Cyrille (Guimard) craignait que de nouvelles bordures ne se reproduisent. »

Comme la plupart de ses équipiers, il avait eu un premier « coup de chaleur » dès le départ de l'étape. Même pas le temps d'apprécier l'accueil du public dunkerquois et ces instants magiques à la présentation sur le podium de départ. « Ça a roulé vite d'entrée (46,9 km/h dans la première heure) et on s'est retrouvé à quatre dans une deuxième bordure à trente secondes du peloton principal. Guimard a passé un peu de temps à nous rassurer. »

Le mont Noir en 1999
Avec la moitié des Bouygues-Telecom et des Agritubel piégés, le directeur sportif roubaisien se doutait bien qu'un retour serait inévitable. Bastien est rentré avec tous ses petits camarades après trente bornes de chasse. L'occasion de souffler un peu et d'apprécier la montée du mont Noir « où je me suis rendu avec mon père en 1999 pour regarder passer la course », puis celle de Mons-en-Pévèle.

« C'est une partie de mes routes d'entraînement lorsque je suis dans une phase de récupération, précise-t-il. Je la connais bien avec cet îlot directionnel au milieu de la chaussée. J'étais certain de ne pas me faire piéger. »

Après l'arrivée, Bastien est reparti dans l'un des véhicules de l'équipe roubaisienne pour se doucher directement à l'hôtel et prendre quelques nouvelles de ses équipiers. Cazaux est tombé sans gravité en début de course, Robin a été lâché après le ravitaillement. Le Breton n'avait pas les jambes. Et il a laissé trop de jus dans les premières bordures.

F. RETSIN

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