Les Coureurs

QUATRIÈME ÉTAPE : WASQUEHAL - CALAIS

Fédrigo teste la résistance sur le cap Blanc-Nez

samedi 10.05.2008, 05:02
Fédrigo teste la résistance sur le cap Blanc-Nez Bon coup de Fédrigo qui gagne et se retrouve sur le podium au général. PHOTO PATRICK DELECROIX

Fédrigo et Lefèvre n'ont pas manqué le premier rendez-vous du cap Blanc-Nez. Le Marmandais s'est imposé à Calais et remonte à la troisième place du classement général. Le Nordiste s'est aussi glissé dans le groupe des sept coureurs qui se sont détachés au sommet de la dernière difficulté. Stéphane Augé conserve son maillot rose mais concède vingt-trois secondes. Ce beau mon- de se retrouve aujourd'hui pour la grande bagarre sur les huit ascensions du cran d'Escalles.

L'équipe Bouygues-Telecom ruminait ça depuis mardi. Plus que l'échappée victorieuse d'Augé et Lhotellerie, c'est surtout l'attentisme général qui lui était resté au travers de la gorge.

Elle était venue pour gagner ces Quatre Jours. Elle l'avait annoncé et elle présentait le collectif le plus homogène pour dominer le difficile parcours proposé par les organisateurs. Sur la route de Roost-Warendin, elle avait fini par prendre ses responsabilités lorsque l'écart était devenu trop conséquent.

Pour ne pas enterrer d'entrée le sort de la course mais avec le sentiment de passer pour les cocus de l'histoire.

À Wasquehal, Didier Rous avait donc lancé l'avertissement. « On ne va peut-être pas gagner, mais on fera tout pour ne pas maintenir cette situation  », promettait le directeur sportif lauréat de l'épreuve en 2003. Ça trahissait la tension. Ça s'est vérifié pendant toute l'étape.

Au Ventus d'Alembon (km 139), le Maillot rose avait connu un problème mécanique au moment où Voeckler plaça une sèche accélération qui désorganisa provisoirement le peloton. À Calais, l'Alsacien vint immédiatement trouver Augé pour une explication directe : « Je suis un malin mais pas une p... », lança-t-il au leader de la course. « No souci, mon grand plateau s'est bloqué après ton attaque », avait alors répondu le Palois. « OK, mais pas de polémique », avait conclu Voeckler.

PAR FRÉDÉRIC RETSIN

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