Les Coureurs

QUATRIÈME ÉTAPE : WASQUEHAL - CALAIS

Les favoris ne fondent pas au soleil

samedi 10.05.2008, 05:02
Les favoris ne fondent pas au soleil La musette et son traditionnel bidon, probablement le meilleur ami du cycliste sur ces Quatre Jours. PHOTO PATRICK DELECROIX

Hier, le thermomètre indiquait vingt-sept degrés au départ de Wasquehal et il fallait voir les coureurs à la recherche du moindre espace ombragé avant de s'élancer vers Calais. La chaleur, qui accompagne la course depuis le départ, peut-elle peser sur les organismes des principaux favoris ?

On trouve ceux qui adorent ça, et ceux qui n'y sont pas vraiment habitués. Les conditions climatiques - soleil de plomb et vent faible - tapent dur sur le peloton et les suiveurs depuis le début de la semaine. On en a vu qui souffraient sur la route. Jeudi, un motard de la gendarmerie a achevé prématurément la course à l'hôpital du Cateau. Déshydraté. David Boucher n'apprécie pas : « Pour moi, c'est vraiment trop brutal. Je n'ai jamais aimé cette météo sur les classiques et je ne cours pas pendant le mois de juillet. Je suis un peu plus sensibles que les autres. »


Être à l'écoute de son corps

Sur la course, le médecin chef Christian Hutin a vite fait de dresser la liste des désagréments par ce type de temps : désordres intestinaux dus à l'absorption de boissons trop froides, tendinites qui trahissent le manque d'hydratation. « Il faut se tenir plus précisément à l'écoute de son corps », relève Frédéric Delcambre (directeur sportif de Roubaix). « On dort moins bien, il faut donc rester plus calme que d'habitude une fois descendu de vélo. » La plupart des concurrents affirment pourtant que la chaleur ne jouera pas sur la fin de ces Quatre Jours. Surtout parmi les favoris. « Ce sont des pros qui ont aussi l'habitude de gérer cette situation sur le Tour de France », estime le docteur Hutin. « Le vent qui soufflera sur le cap Blanc-Nez va atténuer cette impression étouffante », affirme Steven Tronet. « Les favoris s'expliqueront à la pédale, ça m'étonnerait qu'on assiste à une défaillance. Personne n'est entamé, personne n'a donné un coup de pédale depuis le premier jour. » Si l'on excepte la journée d'hier, c'est vrai que la plupart des échappés sont toujours partis rapidement (souvent avant le 20e kilomètre) et qu'il n'a pas vraiment fallu se bagarrer pour sortir ou pour tenter de revenir. Aujourd'hui, ils ont presque tous promis la grosse bagarre. Et lorsqu'on constate les dégâts causés sur le seul passage au cran d'Escalles avant l'arrivée à Calais...

PAR FRÉDÉRIC RETSIN

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