Un drôle de « poireau » nommé Califano
dimanche 05.02.2012, 05:35 - La Voix des Sports
Il a débarqué au Touquet avec son bagage habituel, une valise pleine de gouaille, mais aussi avec une moto KTM.
Ancien pilier du XV de France, Christian Califano, 32 ans, sera tout à l'heure au départ de l'Enduropale avec le dossard 1084 sur le dos.
« La moto, c'est une passion de toujours mais quand j'étais rugbyman, mes contrats m'interdisaient d'en faire. Alors depuis que j'ai arrêté le ballon ovale, je me rattrape », explique-t-il. En 2010, il avait d'ailleurs participé au Dakar, en Argentine. « Et je peux vous dire que je ressens bien plus de pression avant de rouler ici, au Touquet, que sur le Dakar. Car là, je vais me retrouver au milieu de mille fous furieux, je ne saurai pas où donner de la tête ! »
Champion en puissance
Mais le Toulonnais a l'intention de s'en taper une bonne tranche. « Le Touquet, c'est mythique, alors je ne vise pas autre chose que la victoire, sourit ce « poireau » pas comme les autres. Mais, blague à part, je suis vraiment impressionné par les gars qui viennent rouler ici. Et il y a eu tellement de duels sur le sable touquettois ! J'ai revu dernièrement la bagarre entre Demeester et Potisek sur mon iPad, c'était un truc de dingues. » Dans son défi, Christian Califano pourra aussi compter sur un mécano qui ne passait pas vraiment inaperçu, hier, sur la digue du front de mer, puisqu'il s'agit tout simplement de Cyril Desprès, tout récent vainqueur du Dakar en moto. « On avait deux objectifs cette saison, le Dakar et Le Touquet. On a eu le premier, reste le second, tout repose désormais sur les épaules de "Cali" », se marre Desprès, qui se permet un petit conseil à tous les autres concurrents : « Qu'ils fassent gaffe, surtout au départ, il ne faut pas qu'ils oublient que Califano a joué en mêlée, il sait jouer des coudes et il peut aussi y avoir du raffût. » Tous les « poireaux » sont prévenus, un champion en puissance est parmi eux et compte se montrer à la hauteur de la célébrité du bulbe potager. La preuve, il n'a même pas négligé sa préparation. « Quatre heures avant la course j'arrête tout, sauf le fondant en chocolat », assure le nouveau pilier du Touquet, fin prêt pour hisser son quintal de bonne humeur sur sa belle machine.
ST. C.
PHOTO STÉPHANE MORTAGNE















