VIDEO - Coupe de France : le pot de terre marckois brisé par le pot de fer niçois
dimanche 08.01.2012, 05:31 - PAR YVES-MARIE CHOPART
Vincent Ehouman et ses équipiers ont beaucoup donné mais Nice a du métier... PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET
| 32es de finale |
L'AS Marck n'a pas été en mesure de signer un second exploit face à l'OGC Nice. Pour autant, les joueurs d'Éric Vercoutre auront tenu la dragée haute aux Azuréens. Faute d'un bagage technique suffisant, les Marckois n'ont pu empêcher la loi du plus fort d'être établie.
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Nicholas Bazile, au terme de la rencontre, avait du mal à retenir ses larmes. Submergé par un sentiment de frustration énorme. Un peu l'histoire du pot de terre qui se casse contre le pot de fer.
À l'origine du penalty ayant permis aux Niçois d'ouvrir la marque juste après la pause (52e), le défenseur marckois a pu constater le grand écart qui existe entre un club de l'élite et une vaillante formation amateur de CFA 2 : « Il y a beaucoup de tristesse car il y avait vraiment quelque chose à faire. Le coup d'envoi donné, nous avons eu la maîtrise de la rencontre pendant vingt bonnes minutes. Les Niçois, j'en suis convaincu, ont souffert. Hélas, nous n'avons pas eu cette lucidité qui nous aurait permis d'ouvrir la marque. Après, on a fait des erreurs, et on a relancé les Niçois. Et là on a vu la différence. Physiquement, on n'a pas tenu la distance et on a cruellement constaté que nous n'avions le physique que de joueurs de CFA 2... »
Accélération fatale
C'est vrai que les Marckois ont laissé passer leur chance durant le premier quart de la rencontre. Vifs, solidaires, les Marckois ont mis leurs adversaires sous l'éteignoir. Face à des joueurs manquant de liant, l'ASM a poussé. S'est procuré des occasions plus particulièrement avec Labbé (9e ) et Baudart (11e). Nice s'est contenté durant ce laps de temps de repousser tant bien que mal les assauts. Avec ce principal souci de faire courir les Marckois en balançant de longs ballons vers l'avant. Et les longues chevauchées ont fatigué les Marckois. La fin de la première période, à partir de là, voyait les Niçois reprendre le contrôle des opérations. Sans s'enflammer. En posant le pied sur le ballon, bien conscients qu'ils pouvaient attendre la seconde période pour faire la différence. La lucidité a été azuréenne.
« Nos joueurs ont été trop mollassons à la reprise. Ça a été fatal ! », dira, au terme des débats, « Manu » Clément, l'adjoint d'Éric Vercoutre. Un petit coup de mou qui ne pardonne pas face à des pros froidement calculateurs. Une bonne accélération et l'infortuné Bazile commettait une faute de main dans la surface. Monzon mettait KO un Demassieux jusqu'alors irréprochable dans ses interventions (52e). Si Fernandez, ensuite, se montrait magistral sur deux frappes consécutives de Verpoort et Blanc (57e), l'OGCN allait user des ficelles du métier pour gérer en ne se privant pas, grâce à son talent, de placer quelques bonnes banderilles. Jusqu'à ces dix dernières minutes où les Marckois, au coeur gros comme ça, se jetaient dans la bataille pour tenter de changer la face du match. En pure perte. Dans ce contexte, le second but inscrit par Goncalves dans les arrêts de jeu était particulièrement cruel (90e+3). Mais, quelque part, tellement logique.
Lorsqu'une équipe de L1 respecte une autre de CFA 2, il y a un fossé très difficile à combler...

























