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Ladislas Lozano : « En trois mois, je suis transformé »

lundi 26.10.2009, 05:03 - La Voix des Sports

 «À coeur vaillant, rien d'impossible», la devise de l'US Fleury plaît à Ladislas Lozano. «À coeur vaillant, rien d'impossible», la devise de l'US Fleury plaît à Ladislas Lozano.

| REPORTAGE L'ancien entraîneur de Calais exerce désormais à Fleury-Mérogis |

Après une année blanche, sans club, Ladislas Lozano exerce désormais en banlieue parisienne, à l'US Fleury-Merogis. Nous sommes allés prendre de ses nouvelles.

Son moral est au beau fixe, sa passion intacte.

A FLEURY-MEROGIS,PAR OLIVIER FOSSEUX Vds@lavoixdunord.fr PHOTO M. VdB.

Souriant, détendu, Ladislas Lozano est en pleine forme. À la tête de l'US Fleury (DH parisienne), depuis cet été, il a donc mis un terme à une saison blanche, sans club, la première en 27 ans de carrière. « Je me sens vraiment libéré et heureux de vivre car j'ai retrouvé ma passion. En trois mois, je suis transformé ! Et je me fous royalement de ce que les gens peuvent penser », lâche-t-il d'entrée. Une vraie transformation qui se ressent simplement au ton de sa voix, enjouée et tonique.

Lozano a très mal vécu son absence des terrains. À son retour du Qatar, en mai 2008, on lui annonce que le poste qui lui était promis au CRUFC ne l'est plus. Pour lui, qui souhaite privilégier une solution en France, il est trop tard pour rebondir. Le CRUFC, ensuite, alors au plus mal sportivement, ne fait pas appel à ses services. Lozano ne comprend pas. Le double coup de poignard a laissé des traces. « La rupture est totale. »

Retour aux sources

Le téléphone n'a pas encore beaucoup sonné cet été. Mais il a sonné quand même. Le premier coup de fil, celui de l'US Fleury, le séduit. «  Je suis arrivé ici comme ça s'est toujours passé dans ma carrière. Il y a quelqu'un qui m'a appelé, pour me parler du club, de l'ambition (le CFA) , de la façon de travailler ici (un staff complet pour chaque équipe), en me demandant si je ne serai pas contre les aider. Ce n'est pas du tout l'endroit, ni le niveau auxquels je pensais arriver. Mais quand on rencontre des personnes qui nous paraissent sérieuses, comme M. Bovis, ça interpelle », explique-t-il. Pour l'ancien entraîneur de Créteil et de Reims, c'est aussi un retour aux sources. « J'ai passé toute ma jeunesse, à Viry Châtillon. Le stade est à deux kilomètres de l'appartement où mes parents ont vécu quarante ans. Mon choix n'est donc pas anodin.

Je ne suis pas ici par défaut. Mon frère et ma soeur habitent le secteur. Au niveau de l'affectif, je suis un Méditerranéen. Je suis comblé. »

« Tout est réfléchi »

Au club parisien, son arrivée a étonné. « Ah, ce n'est pas Calais ici. Il y a deux terrains et on est 400 licenciés, les plannings sont pleins. Il y a dix ans, on était en district quand Calais était en finale. Ce n'était pas évident pour lui. Il est arrivé assez tard en ne connaissant pas le groupe et en n'ayant pas géré le recrutement. Il s'est vite adapté. Nos éducateurs m'ont déjà rapporté que ses entraînements, c'était le "top", dans l'originalité, dans la variété », reconnaît Marc Charadon, responsable des jeunes.

Pour ne pas perdre de temps, Ladislas Lozano a donc mis en place une préparation pointue avec un entraînement quotidien en août, un stage de cinq jours à Royan. Mathias Galipot, l'un de ses joueurs, a complètement adhéré à la méthode : « Quand on a su que Monsieur Lozano arrivait, ça nous a fait plaisir, et on s'attendait à ce que ce soit dur. On n'est pas déçus. J'aime bien ses séances car on ne sait pas à quoi s'attendre. Tout est réfléchi.

 » La défaite à domicile lors de l'ouverture du championnat contre Saint-Denis (1-2) n'a pas calmé l'ardeur de Ladislas Lozano. Il analyse : «  On perd ce match car on mérite de le perdre. On ne l'a pas bien appréhendé, moi le premier. Mais on s'est bien repris. L'investissement des joueurs est fantastique. » Il embraye : « Et depuis, on n'a plus perdu. On est en train de monter en puissance. » L'US Fleury est ainsi encore qualifiée en Coupe de France et occupe la première place au classement, depuis hier, et sa victoire à Le Mée-sur-Seine.

À 57 ans, Ladislas Lozano a encore des ambitions dans le football. À tel point qu'il existe une clause de libération sur son contrat. « Elle est valable des deux côtés. Je ne veux pas obliger Fleury à me garder si je suis un boulet et demain, un club important, peut me proposer quelque chose. Ce n'est pas déplacé de le penser, de l'espérer. Tout va parfois très vite dans le football ! » •

 

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