Jean Bart avec les Bleus, ou le roman d'une vie de supporteur dunkerquois
jeudi 12.11.2009, 05:03 - La Voix des Sports
| FOOTBALLÉQUIPE DE FRANCE |
Les Bleus ne seront pas seuls, samedi, dans l'enceinte de Croke Park à Dublin. Sur la route d'une éventuelle qualification, ils pourront compter sur un fort contingent de supporteurs venus de France, parmi lesquels un groupe de Dunkerquois pur jus. Unis sous la bannière du « Club France », ces dignes héritiers de Jean Bart n'en sont pas à leur première immersion. Certains étaient déjà en Asie, en 2002, le folklore en prime.
PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »
Leur histoire a pour dénominateur commun le goût de la fête et une passion incommensurable pour tout ce qui touche au ballon rond. Si Clément, leur copain d'Antibes, personnage emblématique de la caravane bleue, vient toujours avec son coq, eux se déguisent en corsaires. « Tout a démarré en 2002 », précise Samuel Bever, directeur de zone de la société ISS Espaces verts, dont la mission est... de gérer l'aménagement d'aires de jeu (Luchin, La Gaillette, Tola Vologe à Lyon, Bollaert, c'est lui). « Avec mon frère et deux amis, nous avions décidé de nous payer des "vacances" en Corée à l'occasion de la Coupe du monde. On s'est dit que ce serait sympa de montrer qu'on était français et... de vrais Dunkerquois ! C'est de là qu'est partie l'aventure de Jean Bart et des habits colorés. Quand on est "carnavaleux", difficile d'échapper aux chapeaux à fleurs et aux plumes !
Depuis, nous sommes allés au Portugal (2004), en Allemagne (2006) et en Suisse (2008). L'avantage, c'est qu'on peut découvrir aussi de beaux pays. Pour l'anecdote, à force de tourner autour des Bleus dans le hall de leur hôtel de Séoul, on était vite devenus leurs amis. Nous participions même à des entraînements auxquels la presse n'était pas conviée. Un jour, Pierre Ménès (un confrère de Canal+), profondément irrité, nous a même traités de "cacatoès" ! »
À Palerme, un café avec « Zizou »
Si, globalement, Samuel Bever ne garde que de bons souvenirs de ses expéditions avec l'équipe de France, il admet cependant avoir parfois senti de la pression.
« Je me souviens qu'en Ukraine (2005), deux policiers nous accompagnaient en permanence. Ce fut le cas aussi à Belgrade. Après l'agression d'un supporteur toulousain (Brice Taton), dans la foulée de Serbie - France, on a mieux compris le sens de cette surveillance rapprochée. Autre anecdote, plus gaie celle-là : en prélude à un Israël - France joué à Palerme pour des raisons de sécurité, nous étions dans l'hôtel des Bleus au moment de la collation d'avant-match. Le premier joueur à sortir de la salle fut... Zidane. Il est venu boire un café avec nous en toute simplicité, et on a bien rigolé. » « Étant en vacances en fin de semaine, je ne serai pas à Dublin. Mais mon frère y sera (comme un autre groupe de Dunkerquois emmené par Jean-Claude Naels). J'irai voir le match dans un bistrot et je mettrai évidemment la tenue de Jean Bart. Ça va être terrible à Croke Park ! Mais si la France n'est pas capable de battre l'Eire, elle n'a rien à faire en Afrique du Sud ! »

























