Lens a les yeux rivés sur l'ascenseur
lundi 01.08.2011, 05:22 - La Voix des Sports
Atterrissage difficile pour Yahia et les Lensois... mais redécollage immédiat ?
| RECONSTRUCTION Les Sang et Or repartent de zéro mais pas sans ambition |
Après avoir flirté avec les cimes de la médiocrité la saison dernière, les Sang et Or ont fait leur mue cet été.
PAR GREGORY LALLEMAND vds@lavoixdunord.fr PHOTO DELPHINE PINEAU C'était la saison où il ne fallait pas tomber. Le Racing, qui se remettait tout doucement de la descente de 2008, souhaitait tenir. Vivoter encore un an en Ligue 1 avant de voir ses éléments les plus enquiquinants arriver en fin de contrat. Et pouvoir enfin relancer le club sur une trajectoire haute.
Aujourd'hui, les Akalé, Jemâa, Kovacevic et Runje sont bien partis. Mais Lens débutera malheureusement cet exercice 2011-2012 en Ligue 2. Et cette jeunesse, qui devait profiter d'une nouvelle stabilité du club pour s'épanouir au sein de l'élite, aura finalement un tout autre objectif : reprendre l'ascenseur dans l'autre sens.
« Cette relégation, on s'en serait évidemment bien passée mais elle sera moins compliquée à digérer que la précédente », explique Gervais Martel. Au-delà du pur aspect sportif, et de la volonté de voir son équipe squatter le podium pour la remontée, le président lensois aspire à un tout autre état d'esprit. Le débarquement du nouveau staff, associé à un recrutement d'abord axé sur les qualités humaines des nouveaux arrivants, a marqué une rupture avec les années de grand n'importe quoi. Avec Toudic, Baal ou Ducasse, Lens n'a pas forcément vu dans le « bling-bling » dixit Garcia. Mais il espère avoir effectué le casting adéquat pour redorer un blason terriblement sali par des comportements exécrables.
Au niveau financier, le Crédit Agricole a fortifié sa position en augmentant le capital du club. Les changements sont décidément sensibles à tous les étages.
Cependant, un aspect reste intact : la passion du public de Bollaert. En dépit des coups reçus en pleine tronche depuis 2008, les supporters lensois sont encore 15 000 à s'être réabonnés. De quoi étonner certains éléments pas encore vraiment habitués au contexte particulier qui accompagne le RC Lens.
« Contre Clermont, j'étais sur le banc et ce stade vibrait, raconte l'ancien Strasbourgeois Ali Mathlouthi. On m'a dit que ce n'était rien par rapport à ce qui nous attend en championnat. J'ai hâte de voir ça. Je suis aussi venu ici pour vivre ce genre d'émotions. On le sait : en jouant la remontée en L1 avec Lens, il y a une très bonne expérience à vivre sur le plan affectif. » Au bout de ce couloir lugubre de la L2, c'est un bel ascenseur émotionnel qui attend donc les Sang et Or. À eux de ne pas s'égarer.

























