Le « clasico » pour Anderlecht
lundi 13.02.2012, 05:30 - La Voix des Sports
Roland Juhasz et Anderlecht ont damé le pion au Standard.
| VU DE BELGIQUE |
Depuis que le Standard est redevenu une équipe compétitive, avec deux titres et une finale de play-off lors des quatre dernières années, le « clasico » belge s'est déplacé de Bruges à Liège, avec comme point commun Bruxelles et son club phare Anderlecht.
Les Mauves avaient cartonné le Standard à l'aller. Avec son duo offensif fait d'ex-Standardmen Jovanovic et Mbokani et du meilleur joueur du championnat Suarez, Anderlecht avait les faveurs des pronostics pour affronter des Liégeois en reconstruction permanente. Depuis les départs de Witsel, Defour, Carcela et Mangala l'été dernier, le club se cherche une assise et stabilité.
Sclessin, l'antre du Standard, était imprenable par son ambiance à la marseillaise, avec une dernière défaite le 13 février 2011. Le club liégeois est l'équipe du début d'année. Batshuhayi est la nouvelle révélation, pourtant préservée sur le banc hier. À Bruxelles ou Liège, on cherche le KO et l'humiliation chez l'autre. Ce n'est pas gagner qui compte, c'est infliger, si possible, une punition pour marquer le coup jusqu'au prochain affrontement.
Anderlecht fait certes cavalier seul en saison régulière, mais aura ses points d'avance divisés par deux avant les play-off. Et comme, avant le match, le Standard ne comptait que « 4 points et demi » de retard, le match de l'année était aussi fort en prestige qu'en enjeux. Tous les ingrédients d'un match explosif.
Explosif comme la grosse erreur d'arbitrage pour induire le premier but pour le Standard, avec un penalty qui n'en était pas un (1-0, 8e). Explosif comme le Standard dans une première période tonique, avec un pressing permanent. Les quatre fantastiques bruxellois (Gillet, Mbokani, Jova et Suarez) complètement sous l'éteignoir. La jeunesse liégeoise imposait son enthousiasme à Anderlecht, blasé et impuissant comme Biglia, son meneur de jeu.
Pour qu'un Anderlecht aussi mou revienne dans le match, il fallait que le Standard, qui avait trop donné en première période, lâche du lest... et un effort individuel. Juhasz, l'homme du non-penalty, se rachetait en égalisant à l'approche du dernier quart d'heure (1-1, 75e). Anderlecht puisait dans ce but les forces nécessaires pour aller chercher la victoire. Mbokani, transparent, rachetait son mauvais match en échappant au hors-jeu (1-2, 88e).
Balle de titre ? Pas encore. Philippe Albert le consultant de la chaîne Be TV, avait la bonne et juste analyse : « Le Standard a fait le match parfait en première période, mais n'a pas concrétisé suffisamment sa supériorité. Grâce à un grand Proto surtout. Le Standard a, sans doute, trop donné en pressing en première période et des joueurs comme Bjarnasson et Gakpé ont baissé de rythme en seconde période. Anderlecht n'a pas joué en champion mais a su relever la tête quand il le fallait pour revenir, puis gagner. Anderlecht est l'équipe qui marque le plus dans le dernier quart d'heure.
» Un signe extérieur de fraîcheur.
A. BATTARD PHOTO AFP

























