Antoine Sibierski a décidé de mettre un terme à sa carrière professionnelle
samedi 17.10.2009, 05:03 - La Voix des Sports
| FOOTBALL RETRAITE |
L'ex-joueur de Lille et de Lens nous a fait part, hier, en exclusivité, de sa décision de mettre un terme à sa carrière, à l'âge de 35 ans. S'il range ses crampons, Antoine Sibierski a néanmoins déjà entamé sa reconversion dans le monde du ballon rond.
PAR DAVID DELPORTE
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Après dix-sept saisons d'une riche carrière, entamée à Lille, son club formateur, un soir d'octobre 1992 face à Toulon, et des passages à Auxerre, Nantes, Lens, Manchester City, Newcastle, Wigan, Norwich City et, de nouveau, Wigan, Antoine Sibierski a donc choisi de tirer sa révérence.
Une décision qui lui trottait dans la tête depuis le mois d'avril et qui est devenue réalité en dépit de quelques ultimes sollicitations en provenance d'Angleterre, d'Australie, de Belgique mais aussi de France.
Sans le moindre regret
« J'ai quand même étudié ces propositions, admet-il. L'idée d'un dernier challenge en France était celui qui me tentait le plus, mais ma femme et mes enfants n'avaient pas trop envie d'y revenir car tout le monde se sent bien en Angleterre. J'ai donc privilégié ma famille plutôt qu'un plaisir personnel. » Le tout sans le moindre regret. « Dans ma tête, j'ai tourné la page depuis la fin de saison, confie-t-il. Même si, physiquement, je me sentais encore capable de jouer. Bien sûr, une fin de carrière, c'est toujours douloureux. Ce n'est pas facile à accepter, mais je m'y étais préparé. » Dès le mois de juillet, l'homme a même officiellement entamé sa reconversion en travaillant, au côté de son frère, titulaire depuis un an d'une licence d'agent de joueurs. « Je n'aime pas trop le terme d'agent, car il y a souvent l'image négative du type qui cherche à se faire de l'argent sur le dos des joueurs, précise-t-il. Ce n'est pas mon cas. De l'argent, j'en ai gagné suffisamment pendant ma carrière. J'ai juste envie d'être celui que j'aurais aimé avoir près de moi durant ma carrière, celui qui ne prend pas les décisions à la place du joueur, mais qui lui donne les bons conseils au bon moment, car un footballeur n'a pas besoin des mêmes avis à 18 ans, 22 ans ou 29 ans. » En quelques semaines, Antoine Sibierski a déjà eu de multiples contacts, mais il se refuse à faire du nombre : « Je m'offre le luxe de ne travailler qu'avec des joueurs qui me plaisent, qui me ressemblent, des gens équilibrés. » Un autre joli challenge...













