Adil Rami : « Je veux renvoyer l'ascenseur à Laurent Blanc qui me fait confiance »
jeudi 02.09.2010, 05:15 - La Voix des Sports
Le Lillois veut montrer les progrès de la défense centrale qu'il forme avec Philippe Mexès.
| FOOTBALL ÉQUIPE DE FRANCE |
Après le forfait de Yohan Cabaye qui a rejoint Lille en raison d'une lésion minime sur la face postérieure de la cuisse gauche (le Stéphanois Matuidi l'a remplacé), le LOSC n'a plus qu'un représentant parmi les Bleus. Adil Rami mesure l'importance de sa mission, d'autant qu'il sera à nouveau titularisé contre la Biélorussie.
À CLAIREFONTAINE, PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES AFP
- Zizou est venu vous parler lors du déjeuner. Qu'avez-vous ressenti ?
« On était tous très émus et très contents de le voir. Ça fait tout drôle de le voir de près. C'est un sacré personnage et il a un tel charisme... Ce fut un moment magique. » - Quels mots a-t-il employés ?
« Il nous a fait un discours pour nous guider. Tout est bien entré dans ma petite tête ! Je veux faire quelque chose de grand dans le football.
Ses mots vont me servir. Il ne nous a mis aucune pression. Il nous a simplement apaisés par rapport aux enjeux en nous parlant du maillot bleu, de son impact émotionnel. J'ai eu de frissons ! » - Quelle perception avez-vous de lui ?
« Humainement, sportivement, c'est un exemple. Malheureusement, on ne peut pas tous lui ressembler. Ça n'empêche qu'on aimerait bien, moi le premier, faire un petit bout de chemin dans ses traces ! » - Ressentez-vous une certaine forme de stress à deux jours du match contre la Biélorussie ?
« La pression viendra le jour du match. Aujourd'hui (hier), on a eu une journée de récupération (la séance d'entraînement s'est limitée à un footing et quelques jeux), ça nous a fait du bien. » - Que ressent-on quand on a la quasi-certitude de jouer ?
« Je suis sensible à la confiance que m'accorde Laurent Blanc. C'est un honneur pour moi. J'ai du travail devant moi, mais j'entends bien lui renvoyer l'ascenseur. » - Comment jugez-vous votre association avec Philippe Mexès ?
« Il faut du temps pour trouver le bon feeling. On ne peut pas être en phase du jour au lendemain. Ce qu'il y a de bien, c'est que je me sens bien avec lui. Et, cette fois, on a eu le temps de discuter. Et derrière, Laurent Blanc nous a parlé. C'est un ancien défenseur central. Il nous a dit des choses intimes sur ce qu'il a vécu. La séance d'hier (mardi) m'a pleinement rassuré. On peut faire vraiment de beaux trucs ensemble. » - Votre rôle est-il différent de celui que vous occupez à Lille ?
« Non. Au LOSC, on a l'habitude de jouer dans les pieds, de bien relancer. Ici, c'est le même. Écarter, jouer au ballon... Les principes sont identiques. » - Êtes-vous conscient qu'on attend beaucoup de vous et de votre association avec Mexès ?
« On connaît le fiasco de l'Afrique du Sud à notre poste. La pression est donc bien là. À nous d'en faire bon usage. » - Ce match contre la Biélorussie, comment l'abordez-vous ?
« Ce match, j'y crois ! Je veux mettre tous les atouts de mon côté. Comme à Lille. » - Lille, justement, vous y êtes resté... « Deux semaines avant la fin du mercato, j'ai vu le coach et le président. Je ne voulais pas laisser tomber ce club. On m'a donné ma chance à Lille, je ne l'oublie pas. À un moment, je me suis dit : "Je me sens bien ici, il y a la Ligue Europa..." Allez, je reste. Partir si tard, ça n'aurait pas été "clean" (propre) de ma part. » - David Rozehnal est la dernière recrue du LOSC. Vous le connaissez ?
« Il est grand, blond et il a les yeux bleus ? Ah, bon... Si je peux me servir de son âge, de son vécu, je n'hésiterai pas. » - Cabaye est parti. Ça fait un Lillois en moins... « Il est rentré à Lille ? Je ne le savais pas. Il devait aller à l'hôpital pour faire des examens. Et comme je faisais la sieste... »






























