« Baky » Soumaré, Yankee forever...
vendredi 11.11.2011, 05:31 - PHILIPPE CADART
Bakary Soumaré sous les couleurs des Chicago Fire, il y a trois ans.
Ce soir, Bakary Soumaré, le solide bébé de l'USBCO qui a fêté ses 26 ans avant-hier, ne sera pas un téléspectateur lambda du match France - États-Unis. Pour de multiples raisons. La première, c'est qu'il le vivra ce soir de la Caroline du Nord (« pour affaires »).
La deuxième, et non la moindre, c'est qu'il a passé sa tendre enfance à New York, qu'il a joué aux Chicago Fire en MLS et connaît très bien la moitié de l'équipe américaine qui sera alignée ce soir.
Quand Boulogne, sous les ordres de Laurent Guyot, effectuait son stage d'avant-saison à Ouistreham en juillet 2009 pour se préparer aux joutes musclées de la Ligue 1, Bruno Dupuis, le directeur sportif, était sur les dents. Il tenait absolument à finaliser la signature d'un colosse qui évoluait aux Chicago Fire, dans la Major League Soccer. Le gaillard n'était autre que Bakary Soumaré, né au Mali et adopté par une famille new-yorkaise. Un « Baky » qui allait suivre le cursus normal des enfants de Big Apple. Sauf que lui filait au ballon rond plutôt que de promener sa carcasse sur les playgrounds ou les terrains de base-ball.
Vu du Vieux Continent, le soccer fait figure de sport un peu mineur aux États-Unis. Fausse piste : « L'échelle américaine change la donne. Il y a énormément de licenciés chez les jeunes. J'ai suivi le cursus classique, collège, lycée, université. J'ai été drafté en deuxième position et j'ai signé aux Chicago Fire. C'est la deuxième année qui m'a révélé. J'ai beaucoup, beaucoup joué et j'ai été élu meilleur défenseur de la MLS. Ça m'a fait tout drôle de venir jouer en France, de faire des déplacements très courts par rapport aux States. La MLS s'est énormément développée. On jouait devant 20 000 personnes et de nombreux stades neufs ont fleuri. »
Le niveau « n'a fait que grimper »
Aux détracteurs du niveau, Baky répond : « Il n'a fait que grimper car le championnat a accueilli beaucoup de Sud-Américains, des Brésiliens. Vendredi (ce soir), ça me fera tout drôle de voir les gars avec qui j'ai grandi (Maurice Edu, Sacha Kljestan, etc.) affronter la France. Moi, j'ai choisi le Mali. Dans mon entourage, on n'a pas compris. » Et l'avenir ? « Ma vie, ma famille est là-bas. J'y retounerai. » Of course, man...

























