Calendrier 2009 - 2010 : le mode d'emploi
vendredi 05.06.2009, 04:48 - FRÉDÉRIC RETSIN
| LIGUE 1 |
Moins d'une semaine après le sixième sacre de Bordeaux, le programme de la saison 2009 - 2010 sera dévoilé en fin de matinée. Quatre clubs nordistes sont engagés. Une situation exceptionnelle depuis l'après-guerre qui a pesé sur la construction de la compétition.
C'est lundi matin, à 2 h 26 exactement (heure française), que le calendrier du 72e championnat de Ligue 1 est sorti des puissantes machines d'une société informatique canadienne basée à Vernon (près de Calgary). Depuis trois ans, la Ligue professionnelle de football (LFP) passe par ce prestataire de services reconnu pour confectionner aussi les programmes de la NHL (hockey sur glace nord-américain) ou de la NFL (football américain).
Deux priorités
Ses représentants sont rentrés mercredi soir avec le précieux document sous le bras. Et deux priorités : comment respecter les grands équilibres sportifs et contenter la plupart des souhaits émis par les vingt clubs engagés pour la prochaine saison ? La présence des quatre équipes régionales à ce niveau ont sensiblement compliqué leur tâche.
Ainsi, on sait déjà que Lens et Valenciennes n'ont pas voulu entrer en concurrence sur la plupart des journées. Même topo entre Lille et Lens. « Ces demandes sont passées en priorité car elles émanaient d'une volonté réciproque », expliquait-on hier à la LFP. Du coup, il est fort probable que les Sang et Or disputeront la plupart de leurs matchs en même temps que l'autre promu (Boulogne), tandis que le LOSC et le VAFC auront sensiblement le même parcours (à domicile et à l'extérieur). « Il a parfois fallu procéder à quelques sacrifices mais, dans l'ensemble, les trois-quarts des voeux émis par les clubs ont été respectés. » Chaque année, la confection du calendrier représente un vrai casse-tête pour l'organisme supérieur du football professionnel. « Pour schématiser, les souhaits ou les situations particulières des clubs sont soumis à un coefficient plus ou moins modulable pour amener la machine à la marge d'erreur la plus faible possible. » Ainsi, les indisponibilités de stades (festival interceltique à Lorient, match de rugby à Marseille) et la concurrence sportive entre des équipes à forte proximité géographique (Lorient et Rennes, Monaco et Nice) bénéficient d'un taux de protection élevé. On apprend aussi que Saint-Étienne ne joue jamais deux matchs consécutifs à Geoffroy-Guichard en période hivernale pour préserver la pelouse, et qu'on évite les derbys du Nord pendant l'été. On sait enfin qu'une équipe ne se déplace jamais deux fois dans notre région en janvier et février.
« Mais nous sommes parfois amenés à des arbitrages », concède- t-on encore à la LFP. C'est notamment le cas à Rennes, où l'organisation d'un match coïncide avec celle d'une grosse manifestation locale. « Dans ce cas, on s'arrange pour envoyer une "petite" équipe afin de limiter l'agitation qu'il pourrait y avoir en ville pour des questions de sécurité. »
























