Marseille : la bête ensommeillée a-t-elle enfin montré son vrai visage ?
mardi 09.02.2010, 05:08 - La Voix des Sports
| FOOTBALL DE LA LIGUE 1 À LA COUPE DE FRANCE |
Demain soir, Lens accueille Marseille pour un seizième de finale en retard de Coupe de France. Mais quel OM va-t-il trouver sur sa route ? Celui qui déçoit, parfois, ou celui supersonique, qui a découpé VA au Vélodrome dimanche soir ? C'est un peu le problème avec l'OM, cette saison.
À MARSEILLE, PAR ANTOINE PLACER
sports@lavoixdunord.fr PHOTO DIDIER CRASNAULT
Pour celui qui ne suit pas le feuilleton OM depuis le début de saison, Didier Deschamps a dû passer pour un rabat-joie, dimanche soir au Vélodrome.
Son équipe venait de laminer Valenciennes (5-1), plongeant le public marseillais dans un état de transe auquel il n'était plus habitué depuis longtemps.
Mais lui gardait fermement les pieds sur terre. « Je n'aime pas parler de match référence, a expliqué "DD". C'est une grosse satisfaction, mais je ne vais pas non plus sauter au plafond... »
Puissance de feu olympienne
L'ancien capitaine des Bleus connaît trop les soubresauts du mistral local pour s'enflammer démesurément. Il sait aussi que VA n'était pas lui-même, bien loin du visage affiché au match aller (3-2). Surtout, il commence à bien cerner son équipe, capable de souffler le chaud et le froid d'une semaine à l'autre.
Le potentiel de l'OM, sur le papier, on ne l'a pas découvert ce week-end. Deschamps est d'ailleurs le mieux placé pour savoir ce dont son OM est capable quand il se met à jouer et qu'il fait les efforts collectivement. Depuis dimanche, VA est assez bien placé pour en parler, aussi. La démonstration a forcément touché les Valenciennois dans leur chair, tant ils furent dépassés dans tous les compartiments du jeu, dominés par la science de Cheyrou, l'abattage de Brandao ou les coups de patte de l'Argentin Lucho, en pleine montée en puissance. « On voit ce que c'est qu'une équipe de haut niveau. La bonne nouvelle pour nous, c'est de savoir ce qu'il nous faut pour atteindre le niveau de l'OM... », a ironisé Philippe Montanier.
La puissance de feu olympienne était palpable avant même le coup d'envoi, à la seule lecture de la feuille de match : sur le banc étaient installés Hilton, Koné, Abriel, Morientes et Niang. Il y a peu de clubs en France où ces joueurs-là n'auraient pas leur place. Sur le terrain, les « seconds couteaux » d'hier, Valbuena et Ben Arfa, enfin libérés par la confiance qui irrigue de nouveau leurs veines. L'ancien Lyonnais est une énigme, souvent, mais quand il se lâche et joue comme il sait le faire, il devient une évidence. « Ce soir (dimanche soir), j'étais à l'aise, et plus je joue, plus je me sens en confiance », a-t-il confié après la rencontre. On l'a même vu défendre et gratter des ballons. Tout arrive.
Sans son caractère cyclique, qui repose autant sur le profil humain de l'effectif que sur un turnover régulier de Deschamps, l'OM disputerait le titre dès cette saison à Bordeaux. L'objectif du début de saison n'est pas encore une chimère, mais les neuf points de retard sur les Girondins seront délicats à gommer, et ce malgré un match en retard (Marseille - Sochaux).
Toujours en lice dans quatre compétitions
Cette saison, l'OM pourrait bien ne pas faire chou blanc, de toute façon. Toujours en lice dans quatre compétitions, qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue, il affrontera le FC Copenhague en Ligue Europa et Lens, donc, demain, en Coupe de France. Les Sang et Or espèrent hériter d'une pâle copie de l'épouvantail, mais ce n'est pas la tendance qui s'est dessinée ce week-end. Bonne chance à eux.












