David Pollet, la minute qui change tout
lundi 16.08.2010, 05:10 - La Voix des Sports
L'instant du but : David Pollet devance Erbate et s'élève haut, très haut, pour placer un coup de tête imparable.
| LE FAIT DU MATCH Buteur dès son entrée en jeu, il a marqué les esprits |
Soixante-neuf minutes et des poussières. Wallemme fait entrer Boukari et Pollet. La fougue et la jeunesse contre l'expérience hélas inefficace d'Eduardo et Maoulida.
Trente secondes plus tard, coup franc d'Hermach sur le côté gauche. « La trajectoire du ballon vient vers moi, raconte David Pollet.
Je saute, place une tête piquée et ça rentre ! » Premier ballon, but à trois points, envolée les bras ouverts vers le public lensois... Belle histoire. « Sur le coup, j'étais content d'avoir marqué, je réalisais qu'on menait et qu'il fallait défendre ce résultat. Je suis heureux qu'on ait gagné. Deux défaites d'entrée auraient fait un peu désordre. » À 22 ans, Pollet se sent entièrement impliqué dans le groupe. Un petit quart d'heure de jeu contre Lorient en 2007-2008, prêté à Reims, Gueugnon puis la saison dernière en National au Paris FC, où il a inscrit 22 buts, l'attaquant lensois a cette simplicité juvénile faisant plaisir à voir.
Félicité par Guy Roux
Natif de Billy-Berclau, ses parents demeurant à La Bassée, il a naturellement usé ses jeans sur les gradins de Bollært : « Petit, j'étais supporter du Racing et me voilà ici », lance-t-il avec un sourire presque incrédule. Et au rayon international, sa mère étant belge, il a déjà huit matchs et quelques buts au compteur en Espoirs sous la tunique des Diables rouges.
Guy Roux le croise à la sortie du vestiaire : « Bravo ! J'en étais sûr. Vous allez jouer et vous allez encore en marquer... » Un compliment de patriarche allant droit au coeur du minot, même s'il préfère peut-être les mots de son président : « C'est une entrée miracle ! David n'a pas encore touché un ballon et il marque de suite. C'est un garçon attachant, qui ne rechigne pas en CFA. Son papa Freddy est toujours derrière lui (hélas, il ne pouvait être en Avignon). C'est intéressant de pouvoir compter sur lui. » Wallemme, qui pensait faire entrer ses deux flèches un peu plus tôt, est rayonnant après cette intégration rapide : « Avec David, on dispose de sept ou huit attaquants. Qu'il ait marqué ne m'étonne pas : il a réussi son apprentissage en National et va encore progresser. Le coaching gagnant ? C'est plutôt un choix à un moment donné du match, sachant que David peut amener une plus-value. » Bien vu pour mettre le Racing sur le droit chemin après Nancy ! On en a eu la confirmation en Avignon.
FRÉDÉRIC CAMUS vds@lavoixdunord.fr PHOTO PASCAL BONNIÈRE














