Monaco, 12e de Ligue 1 la saison dernière, est entré dans une nouvelle ère avec l'arrivée au poste de président de Jérôme de Bontin, successeur de Michel Pastor, et espère enrayer la dégringolade vécue depuis plusieurs années.
Dès son arrivée, Jérôme de Bontin, homme d'affaires américain, a révolutionné le club. Après un audit sportif et administratif, le nouveau président a dressé un constat sans appel: "trop de monde, trop de directeurs, des tâches mal définies".
Le directeur-général, Marc Keller, le directeur sportif Jean-Luc Ettori, le directeur du centre de formation Dominique Bijotat ainsi que le directeur d'exploitation Alain Plet ont été remerciés comme les responsables du marketing, Pierre Brochet et de l'équipe des joueurs de moins de 18 ans, Didier Christophe ainsi que trois recruteurs du centre de formation.
En parallèle, Frédéric Barilaro a pris la direction du centre de formation, tout en demeurant entraîneur de l'équipe réserve alors que Pierre Uboldi, homme fort du secteur administratif sous la présidence Campora (parti en 2003), a retrouvé son domaine de compétence.
Bontin a également confié à une société américaine, Athletes performance, la gestion de la préparation physique d'avant-saison. "Cela a eu l'impact escompté, assure-t-il. Les joueurs ont pris conscience de leur potentiel physique. Leur moral et l'ambiance sont meilleurs." Cette société suivra d'ailleurs l'équipe toute la saison.
Lorsqu'il fait le bilan de son action, Jérôme de Bontin synthétise: "J'ai le sentiment d'avoir réussi à remettre les gens au travail. Les employés sont plus heureux de travailler à l'ASM aujourd'hui qu'il y a six mois."
Si, selon lui, cette réorganisation a pour but d'enrayer la dégringolade vécue depuis les années Didier Deschamps (entraîneur entre 2001 et 2005), le présent s'écrit avec un effectif qui n'est pas prêt.
Le Brésilien Ricardo, conservé au poste d'entraîneur et dont les pouvoirs sur le recrutement ont été renforcés, savait que, pour le remodeler à sa convenance, le club devait transférer et réduire la masse salariale.
Les départs de Berthod (1 M EUR à Auxerre), puis ceux, tardifs, de Piquionne (4,5 M EUR à Lyon), Monsoreau (4 M EUR à Saint-Etienne), les prêts de Bolivar (Internacional Porto Alegre) et Vargas (Atlas Guadalajara) ainsi que la non-reconduction des prêts de Gonzalez et d'Almiron n'ont permis de dégager qu'une marge bien trop maigre pour jouer dans la cour des grands.
D'ailleurs, seuls Adu (Benfica) et Alonso (Bordeaux) sont de véritables renforts. Les contretemps concernant la venue de l'attaquant équatorien Tenorio (Al Sadd Doha) irritent Ricardo qui espère encore l'arrivée de deux défenseurs et un attaquant.
En attendant, il puisera abondamment dans le vivier que représente le centre de formation pour viser une place dans la première moitié de tableau.
Malgré une révolution interne, l'AS Monaco, devenu un club moyen, continue de vivre avec les stigmates du passé. Jérôme de Bontin qui prépare l'arrivée de nouveaux actionnaires pour fin septembre, doit composer avec des finances exsangues. Sur le Rocher, les années de fastes sont loin en matière de football. L'heure est à l'austérité.
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DORNEZ : pour moi aussi c'est une drôle de surprise de revoir Grimonprez Jooris ça me fait de la...
Augusto : Enfin, on a quand même compris qu'il fallait s'entraîner deux fois par jour..... Il...
franck de lieu : la vraiment on frise le ridicule;avant que l encadrementdecide de quitter le navire il faudrait...
Augusto : Après cette nouvelle défaite, une fois de plus, on constate que les joueurs ne sont pas assez...