C'est l'heure des comptes et, forcément, Raymond Domenech se retrouve dans la ligne de mire d'une opinion publique qui aimerait comprendre ce qui est arrivé aux Bleus. Inventaire d'une quinzaine en Suisse marquée par l'échec d'un sélectionneur plus que jamais exposé.
> Le contexte. - Tout le monde s'accorde à dire que ce fut une funeste aventure. Mais Raymond Domenech nous raconte aujourd'hui avec une candeur pour le moins horripilante qu'il y a eu une erreur dans la communication que l'Euro n'était pas une fin en soi et qu'au contraire, ce tournoi devait servir uniquement de laboratoire en vue de la Coupe du monde 2010. Pense-t-il vraiment nous convaincre avec un tel argumentaire ?
> Ses choix. - Raymond Domenech aime dresser des contre-feux quand il se rend compte qu'il va être gêné aux entournures. La rumeur prétend que très tôt, il aurait confié à Jean-Pierre Escalettes, le président de la FFF : « On ne pourra pas gagner avec cette équipe ». Vrai ou faux ? En tout cas, sa stratégie a d'abord été de condamner la programmation tardive de la finale de la Coupe de France, d'expliquer que toute la préparation allait être polluée par ce contretemps. Puis, il convoqua trente joueurs avant d'en retenir vingt-trois et enfin... vingt-quatre avec le vrai-faux départ de Flamini, convié à servir de recours auprès de Vieira. Mais ce n'est pas tout. Au final, il laissa en effet sur le bord de la route Mexès et Ben Arfa, comme il avait négligé Sagna, Clichy, Valbuena ou... Trezeguet alors que Sagnol, à court de compétition, était appelé, ainsi que Thuram, 36 ans. Et l'on ne parle pas du cas Vieira... Pour finir, il associa, le dernier soir, Gallas et Abidal qui n'avaient jamais joué ensemble en défense centrale. Un bide.
> Sa gestion des hommes. - Au Mirador (l'hôtel des Bleus), la vie n'aurait pas été aussi limpide qu'on pourrait le croire. Benzema fut, dit-on, recadré. Et les relations entre ceux qui jouaient et ceux qui ne jouaient pas, n'avaient pas forcément le caractère spontané qu'on leur prêtait d'où une incapacité à faire cause commune. Le sélectionneur manqua sans doute de cette clairvoyance qui fait les grands entraîneurs.
> Son approche tactique. - Floue. « Toutes les options sont possibles. Je ne suis fermé à rien », répéta souvent Domenech. 4-4-2, 4-2-3-1, 4-4-2... Trois matchs, trois approches. Visiblement, il n'y avait pas de ligne directrice claire. La France, dans ce domaine, avança donc au rythme de ses incohérences.
> Son coaching. - Contestable. Un exemple : l'entrée en jeu de Gomis dans la galère du match Pays-Bas - France. La France aurait sans doute eu plus besoin du bagage technique d'un Benzema pour créer des décalages que de la masse athlétique du Stéphanois, lequel chercha en outre désespérément des espaces.
> Ses contradictions. - « Je veux que l'équipe de France soit coupée du monde », lâcha un jour Raymond Domenech, après avoir, un moment, prévu de vivre reclus dans les montagnes autrichiennes. Or, hier, à une question concernant l'isolement des Bleus, jugé excessif par la population de Vevey, il eut le toupet de répondre : « On a été un peu victime de la géographie de l'hôtel qui renforçait l'impression de fermeture. C'était une sorte de cul-de-sac. C'est un regret ». Or, qui a choisi le Mirador pour sa position stratégique (loin de tout, une seule route d'accès) ?
> Sa communication. - Au fil des jours, on le sentit de moins en moins hermétique. Effet de style en rupture avec ses refus de communiquer sur la blessure de Vieira. En matière de surveillance autour du terrain d'entraînement, Domenech affirme aujourd'hui n'avoir rien demandé d'extravagant. « Mais il faut que vous sachiez que derrière les journalistes et leurs jumelles, se cachaient des Roumains, des Hollandais et des Italiens... » Sur un autre plan, sa confidence concernant sa demande en mariage, à l'issue du match France - Italie, tomba comme un cheveu dans la soupe. « Pardonnez-moi. C'était une erreur de communication (une de plus). Je n'ai pas réfléchi, c'était spontané. J'ai eu un moment d'humaine faiblesse. » > Lire aussi le Temps fort en page 36.
robert59 : Pourquoi à Lens, le chant "Chelle, Chelle, Ch'est...
brunel : nous avons une pensees pour david et sa famille nous...
Monnier J-M : Assidu supporter de la tribune de fer, je suis très...
rico62 : courage davidune pensée pour toi ainsi que pour ta...
Louise : Je ne suis pas vraiment le football mais ce genre de...
benzemaronaldo : Je souhaite a David Sommeil un promp retablissement...
Pietaster : Bon rétablissement à David. J'espère qu'il...
robert59 : Heureusement que le Racing va faire jouer ses jeunes...
fab : Juste pour souhaité un trés bon rétablissement a David...
STELLACALAIS : On pert un grand gardien, il faut vite le remplacer...