Plongée dans l'euphorie après son éclatante victoire (3-0) contre la Russie en demi-finales, jeudi soir à Vienne, l'Espagne se voit déjà championne d'Europe contre l'Allemagne, qu'elle affrontera demain dans la capitale autrichienne.
« Nous sommes les meilleurs ! » : la une du quotidien sportif Marcarésumait bien l'état d'esprit d'un pays où le football est roi et qui aspire à son premier titre majeur depuis quarante-quatre ans.
Impressionnés par la qualité du jeu de la « Seleccion », les commentateurs estimaient, à l'instar du quotidien El Mundo , que la victoire était à portée des Espagnols, à condition qu'ils répètent les « mesures de la symphonie » interprétée contre les Russes.
Rivalisant dans l'hyperbole, les journaux glosaient sur le « match parfait », d'une « grande », d'une « merveilleuse Espagne », dont les joueurs rejoignent enfin au sommet les autres stars du sport espagnol de ces dernières années, les Nadal, Alonso ou Gasol. « Bien sûr que nous pouvons (gagner d emain contre l'Allemagne) », affirmait pour sa part en une l'autre grand quotidien sportif madrilène, As.
Après des décennies de frustration et d'éliminations déprimantes en quarts de finale des grands tournois, les supporteurs espagnols se disaient en grande majorité convaincus de la victoire demain, selon des sondages réalisés sur les sites Internet des médias.
Plus de 17 millions d'entre eux, un record, étaient devant leur petit écran jeudi soir au moment du troisième but espagnol (82e) marqué par David Silva, avant d'aller fêter la victoire dans la rue aux cris de campeon (champion) !
Toutes les municipalités espagnoles s'empressaient d'installer des écrans géants et de prendre des mesures de sécurité pour endiguer la « marée rouge » qui devrait déferler demain soir sur le pays, en cas de victoire. Au-delà de ce triomphalisme anticipé, les spécialistes fondent leur optimisme sur la qualité technique impressionnante de l'équipe de Luis Aragones, dont l'entrejeu a étouffé la Russie d'Arshavin et pourrait faire de même avec l'Allemagne de Ballack.
Si elle continue ainsi, l'Espagne « a de grandes chances d'obtenir le titre », même si l'Allemagne, qui en est à sa sixième finale européenne (contre trois pour la « Roja »), a « plus d'expérience », a estimé l'entraîneur allemand du Real Madrid, Bernd Schuster.
« Prudence, nous n'avons encore rien gagné », tempérait Marca, tandis que certains joueurs espagnols, comme Fernando Torres, qualifiaient les Allemands de « favoris » pour la finale.
Mais l'équipe est « très confiante », notait jeudi soir le prince héritier Felipe, qui espère assister à la finale avec toute la famille royale espagnole, ainsi que le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero. Dans la tribune officielle, c'est sûr, les places seront chères.
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DORNEZ : pour moi aussi c'est une drôle de surprise de revoir Grimonprez Jooris ça me fait de la...
Augusto : Enfin, on a quand même compris qu'il fallait s'entraîner deux fois par jour..... Il...
franck de lieu : la vraiment on frise le ridicule;avant que l encadrementdecide de quitter le navire il faudrait...
Augusto : Après cette nouvelle défaite, une fois de plus, on constate que les joueurs ne sont pas assez...