L'arbitrage toujours au coeur des débats. L'euro a échappé à la cacophonie autour de l'arbitrage vécue à la Coupe du monde 2006, même si des débats n'ont pas manqué, comme cette mini-polémique autour du hors-jeu sur un but accordé au Néerlandais Ruud van Nistelrooy au début du tournoi contre l'Italie.
Au Mondial 2006, le spectacle fut déplorable : trois cartons jaunes infligés au même joueur oublié sur le terrain lors de Croatie - Australie, ou encore seize cartons jaunes et quatre rouges pour un Portugal-Pays-Bas. Rien de tout cela en Autriche et en Suisse.
Juste une grosse incompréhension quand M. Fröjdfeldt a accordé un but au Néerlandais Van Nistelrooy, hors-jeu, jugé « couvert » par l'Italien Christian Panucci, qui, sonné après un choc avec son gardien Gianluigi Buffon, était resté allongé en dehors du terrain. L'UEFA y a vu une stricte application des règles. Les sélectionneurs y ont vu une interprétation prêtant à confusion.
« Un joueur en dehors du terrain continue à couvrir sa défense, c'est bien, et si un spectateur couvre aussi son équipe, il faudra nous le dire, le tout c'est de le savoir », avait ainsi ironisé le sélectionneur français Raymond Domenech.
D'autres petits accrocs sont survenus. On citera un penalty oublié, dont la France aurait dû bénéficier face aux Pays-Bas, après une faute de main d'André Ooijer. Il y eut aussi Lubos Michel qui a exclu puis réintégré le Russe Denis Kolodin à un moment crucial du quart de finale face aux Néerlandais.
Le choix de l'arbitre pour la finale n'a pas fait l'unanimité. Les journaux suisses ont crié au scandale à l'annonce de la désignation de l'Italien Roberto Rosetti. « C'est un scandale d'une portée similaire à celui déjà vécu en ouverture du tournoi, lorsque monsieur Rosetti refusa un penalty flagrant aux Suisses pour une main du handballeur (tchèque) Ujfalusi », a écrit le quotidien Le Matin, qui défendait toutefois la candidature du Suisse Massimo Busacca.
Pas de vidéo
« L'erreur d'appréciation d'un arbitre, l'occasion galvaudée par l'attaquant, la bourde du gardien de but, tout cela fait partie du football, a commenté le directeur de jeu. Et ce sont justement ces faiblesses humaines qui rendent le football si beau. » Michel Platini, président de l'UEFA, l'a répété samedi : lui vivant, le recours à la vidéo ne passera pas. Les directeurs de jeu lui en veulent un peu, car dans le même temps, l'UEFA a autorisé la diffusion de ralentis des actions litigieuses sur les écrans géants des stades.
« Ce n'est pas très bien quand les ralentis montrent des situations controversées, a regretté M. Rosetti. Non pas parce que le public peut nous siffler, mais parce qu'il y a toujours une minorité de spectateurs qui pourrait causer des problèmes. »
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