Le Russe Arshavin et l'Espagnol Silva ont enthousiasmé l'Europe du football. Du jeu, des buts, du spectacle : l'attaque a été à l'honneur lors de l'Euro 2008, la philosophie offensive de l'Allemagne, de l'Espagne ou de la Russie ayant pris le pas sur la frilosité de la France et de l'Italie, sorties prématurément.
La Coupe du monde 2006 avait laissé un goût amer, la finale entre les Bleus et la Squadra Azzurra ayant mis aux prises deux formations à l'organisation tactique rigide et sans folie. Deux ans après le tournoi allemand, un vent contraire a soufflé sur l'Europe, bouleversant les canons esthétiques en vogue jusqu'ici.
Dix-neuf buts ont été marqués en quarts et en demi-finales, portant la moyenne lors de ces matchs cruciaux à plus de trois réalisations par rencontre. Du jamais vu dans une grande compétition depuis des décennies.
La prise de risques, le jeu vers l'avant et l'art du mouvement ont ainsi été privilégiés. La présence en finale de l'Allemagne et de l'Espagne n'est pas un hasard, la « Roja » possédant depuis longtemps une culture d'attaque, et la Nationalmannschaft ne faisant que perpétuer le travail entrepris jusqu'en 2006 par Jürgen Klinsmann.
La Russie a, elle, baigné dans le football total importé des Pays-Bas par Guus Hiddink. Le magicien batave avait déjà transformé, en 2002, les modestes joueurs sud-coréens en marathoniens du jeu, les conduisant en demi-finales du Mondial. Il a récidivé avec les Russes et offert toute latitude à Andrei Arshavin pour déployer sa technique et imprimer un rythme soutenu à la sélection.
Un luxe dont n'ont pas pu profiter les « artistes » français et italiens, bridés dans des schémas trop rigoureux et vite dépassés par la révolution en marche.
Raymond Domenech n'a pas vu venir le changement et s'est arc-bouté dans des valeurs défensives héritées du mandat d'Aimé Jacquet (1994-1998), totalement en décalage par rapport aux exigences du moment. La correction subie (4-1) face aux Pays-Bas eux aussi résolument offensifs (10 buts en 4 matchs), puis l'élimination piteuse au premier tour avec un seul but inscrit n'ont fait que révéler les failles et les limites de son système.
Italiens frileux
Quant à Roberto Donadoni, il a très vite mis de côté ses velléités offensives pour revenir à une organisation défensive stricte et à un seul attaquant (Luca Toni, 0 but en quatre matchs), une formule qui fait depuis longtemps le succès du football italien mais qui ne suffit plus pour gagner.
Son remplacement, après l'élimination en quarts de finale, par Marcello Lippi, patron des champions du monde en 2006, prouve cependant que l'Italie souhaite poursuivre sur la même voie.
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DORNEZ : pour moi aussi c'est une drôle de surprise de revoir Grimonprez Jooris ça me fait de la...
Augusto : Enfin, on a quand même compris qu'il fallait s'entraîner deux fois par jour..... Il...
franck de lieu : la vraiment on frise le ridicule;avant que l encadrementdecide de quitter le navire il faudrait...
Augusto : Après cette nouvelle défaite, une fois de plus, on constate que les joueurs ne sont pas assez...