Valenciennes a bien joué le coup
jeudi 09.02.2012, 05:37 - PAR RICHARD GOTTE
Dossevi, en reprenant un centre devant le but de Djuric, a montré la voie au VAFC. En face, le LOSC a trop gâché pour espérerdéfendre son titre jusqu'au bout.
| COUPE DE FRANCE HUITIÈME DE FINALE : VAFC - LOSC |
La Coupe de France s'arrête pour Lille, le tenant du titre, et continue de plus belle pour Valenciennes, qui a su attendre son heure pour s'imposer (2-1). Largement dominateurs, les Dogues ont manqué d'efficacité face à une défense appliquée et un Penneteau inspiré. VA, pour une fois réaliste, espère avoir trouvé la recette pour le championnat.
Pour la première fois depuis dix-huit ans, Valenciennes accède aux quarts de finale de la Coupe de France. Voilà un sacré rayon de soleil capable de percer la calotte glaciaire, ce n'est pas le public ivre de froid autant que de joie, hier au Stade du Hainaut, qui dira le contraire.
À la bagarre pour le maintien en L1, VA vit pleinement son aventure avec la Coupe cette saison, et celle-ci le lui rend bien. Car pour en arriver là, l'équipe de Daniel Sanchez n'a pas manqué de réussite face à un LOSC qui regrettera longtemps sa domination de la première période, aussi impressionnante que stérile.
« Bien sûr qu'on est heureux, put sourire Daniel Sanchez. En Coupe, seule la qualification est belle. Après on peut parler du match. Lille a dominé mais tactiquement on a fait, avec nos moyens, ce qu'on avait prévu. Le résultat nous donne raison. » Pour sûr, VA peut s'enorgueillir d'avoir terrassé le champion lillois en alignant au coup d'envoi une équipe mixte, qui se privait de Cohade, Pujol, Kadir, Danic et Ducourtioux, excusez du peu. Le match capital contre Nancy samedi avait contraint l'entraîneur valenciennois à ce turn-over, qui obligea le club du Hainaut à subir comme jamais face à un LOSC au grand complet.
Sur la seule première période, Lille peut ainsi se manger le short, et les crampons avec, tant il aurait dû faire autre chose de son écrasante possession de balle. Le grand malheureux fut Joe Cole, qui tomba sur Penneteau (17e), reprit au-dessus (24e) puis fut contré dans la surface (33e, 42e). Debuchy, qui avait éliminé Djuric, eut lui aussi le grand tort de ne pas cadrer (26e ).
Asphyxié, VA n'en gardait pas moins une belle tenue défensive qui lui permettait de subir sans non plus devoir s'en remettre à des miracles. Organisé autour d'un milieu défensif agressif Saez - Camara - Gomis, il joua ainsi le contre avec à-propos et Aboubakar aurait pu tromper Landreau dès la 21e minute.
Mais dans ce match, l'adrénaline ne monta vraiment qu'en seconde période. Après qu'Hazard eut fait quelques mauvais choix dans les vingt derniers mètres, VA mordit très fort. Pour sa première titularisation, Djuric prouva ainsi qu'il était un bon tireur de coup de pied arrêté. Son coup de patte devant le but fut ainsi parfaitement exploité par un Dossevi de retour de blessure pour déposer la défense lilloise (1-0, 70e). Touché, Lille coula sept minutes plus tard, quand Aboubakar profita du flottement de Cetto pour s'en aller breaker (2-0, 77e).
On pensait le match terminé, mais Lille refusa de se rendre sans lutter et parvint à revenir, grâce à Roux (2-1, 88e). Lille poussa comme la mêlée du XV de France et il ne fut pas loin d'y parvenir quand Béria loba Penneteau avant que Rafael ne vienne sauver sur sa ligne (90e + 2) ! Ballon entré, ou pas ? Les images laissent plutôt penser que non mais le coeur du LOSC s'emballa, pour une fin tendue. Comme le match de Rudi Garcia, d'ailleurs, qui houspilla le trio arbitral du début à la fin.
« On ne peut s'en prendre qu'à nous-même de ne pas avoir marqué, indiqua-t-il. Il y a eu beaucoup d'actes d'antijeu.
C'est facile de défendre comme ça... » C'est aussi être assez mauvais perdant que de le dire, même si M. Jaffredo n'a pas tout fait très bien dans la mesure où Lille a récolté quatre cartons jaunes contre un seul à VA qui a fait trois fois plus de fautes... Quand la réussite choisit son camp.






















