Flegmatique, patient et impitoyable : le nouveau LOSC est arrivé !
jeudi 23.02.2012, 05:34 - À SOCHAUX, PAR SÉBASTIEN DARNAUX
Après Debuchy, buteur à la 76e à Lorient, Nolan Roux a choisi la même minute pour crucifier Sochaux. PHOTO PIB
| FOOTBALLLIGUE 1 : SOCHAUX - LILLE (match en retar |
Avec le sang-froid qui caractérise les grandes équipes, le LOSC a patiemment attendu son heure pour frapper. Si le Lion est peut-être mort ce soir, le Dogue a, lui, montré ses crocs. Voilà désormais Lille bien ancré à la troisième place et revenu à cinq points de Montpellier, six de Paris !
Le 0-0 de la première période ? Mieux que bien payé pour le LOSC ! Car si les hommes de Rudi Garcia avaient, dans un coin de leur tête, l'idée de prendre le large au classement sur une meute de poursuivants directs, candidats à l'Europe, ils n'ont, à l'évidence, pas eu les armes pour concrétiser cette envie.
Pas grand-chose à se mettre sous la dent en attaque mais surtout beaucoup trop de sueurs froides ressenties en défense. À peine trois minutes de jeu et Martin, le maître à jouer du FCSM, avait déjà trouvé le poteau de Landreau.
« De la réussite, il en faut »
Une mèche allumée pour une série de pétards (Boudebouz 8e Butin 11e, 22e Privat 30e)... fort heureusement tous mouillés pour un LOSC dont la défense, remaniée de dernière minute (Chedjou - quadriceps douloureux - dut laisser sa place dans l'axe à Béria, remplacé par Digne), montra d'inquiétants signes de fébrilité.
Ce Sochaux-là, auteur d'un seul tout petit but sur les trois derniers mois, ne le savait pas encore mais il venait de laisser passer son heure. D'exploit, il n'y en aurait donc pas. Car c'est un Lille légèrement plus entreprenant qui réapparut pour la seconde période. Pas vraiment le rouleau compresseur que l'on a connu par le passé, pas plus le collectif huilé sûr de son art, mais plutôt un Lille nouveau, faisant avec les moyens du moment. Pas brillant, mais terriblement efficace !
Certes, Lille a eu de la chance. Pas mal de chance (deux tirs sur le poteau de Landreau... et un arbitre maître de ses nerfs et de ses décisions malgré un public doubien véhément) d'ailleurs !
« Mais de la réussite, il en faut, sourit Rudi Garcia. Il faut juste savoir la forcer. Par le passé, on a, nous aussi, connu des moments avec moins de chance... » Et une fois l'orage passé sur Bonal, Nolan Roux, en tireur d'élite, a inscrit, de la tête, son quatrième but en championnat sous ses nouvelles couleurs. Rien de très original, si ce n'est que la solution est arrivée d'un coup de pied arrêté. « C'est drôle, sourit Benoît Pedretti, le passeur. Cette semaine, à l'entraînement, le coach nous a dit : "Eh les tireurs, quand vous voulez vous levez le ballon !" On a beaucoup travaillé ces phases et cela a payé ce soir. » Le ballon s'est envolé dans les airs et Nolan Roux a coupé la trajectoire, devant Peybernes. « Quand un coup de pied est bien tiré, ça aide , confirme-t-il. C'était à moi de répondre présent à ce moment-là ! » Lors de cette fameuse 76e minute qui, quatre jours plus tôt, avait permis à Mathieu Debuchy d'offrir un premier succès, à Lorient. Tout aussi étriqué. Tout aussi crucial pour la suite de la saison !























