On va savoir si cette ESBVA-LM-là, bâtie cet été sur de belles promesses, a le potentiel qu'on lui prédisait. Certes, l'internationale française, blessée cet été en équipe de France, ne sera pas au meilleur de sa forme, mais sa présence a d'ores et déjà fait son oeuvre sur l'ensemble du groupe. « Émilie ne sera qu'à 60 % de son niveau, explique Abdou N'Diaye. Mais elle va déjà beaucoup nous apporter par son agressivité. Il faudra simplement gérer son temps de présence sur le parquet car elle n'a pas vraiment un basket économique... » Les beaux jours reviennent, donc, au dessus de Villeneuve-d'Ascq. « Psychologiquement, son retour est une bouffée d'oxygène pour tout le monde ! » L'ESBVA-LM a déjà pris une autre dimension avec le retour en forme d'Elodie Bertal il y a trois matchs. Au complet, l'équipe villeneuvoise pourrait bien être la formation de cette fin de championnat... « Malgré la frustration interne, on a essayé de positiver cette saison, poursuit Abdou N'Diaye. On ne repart pas vraiment de zéro mais on va se servir de ces moments difficiles pour repartir de l'avant, terminer comme il faut, et se battre pour le Challenge Round. » Bonne nouvelle, voilà les ambitions revenues. À tel point qu'on imagine déjà décrocher une - inespérée - qualification européenne en fin de saison. Mais pour l'heure, place à la réalité, à ce derby des mal classés. Et le vaincu, sans être pour autant en danger, commencera à avoir chaud aux fesses... « Peu importe le classement, cela reste un derby, assure l'entraîneur villeneuvois. Cela apporte toujours un piment supplémentaire. C'est un match que nous voulons absolument gagner. Car on n'oublie pas la claque reçue lors du match aller. À l'évidence la plus grosse déception, sur le plan basket pur, de notre saison ! »
S. D.
PHOTO PASCAL BONNIÈRE
ESBVA-LM (12e) - UNION HAINAUT (11e). Ce soir, 20 heures, au Palacium de Villeneuve-d'Ascq.