Sports Métropole Lilloise

Le Breton Marc Gicquel veut renouer avec le plus haut niveau

Publié le 09/03/2011 à 04h18

Absent des courts pendant plus de quatre mois l'an passé en raison d'une déchirure au quadriceps, le Breton Marc Gicquel tente de revenir progressivement à son meilleur niveau. Tête de série numéro 1 cette semaine à Lille, il s'est engagé dans l'épreuve nordiste pour faire le plein de confiance.

Le Breton Marc Gicquel veut renouer avec le plus haut niveau
Absent des courts pendant plus de quatre mois l'an passé en raison d'une déchirure au quadriceps, le Breton Marc Gicquel tente de revenir progressivement à son meilleur niveau. Tête de série numéro 1 cette semaine à Lille, il s'est engagé dans l'épreuve nordiste pour faire le plein de confiance.

PAR DAVID DELPORTE

metrosports@lavoixdunord.fr PHOTO PIB

Membre régulier du top 100 mondial entre 2006 et 2010 avec un classement de pointe au 37e rang ATP en 2008, Marc Gicquel ne pensait, sans doute, plus devoir passer par les tournois « future » ou « challenger ». Hélas, la blessure est passée par là. Pas assez longue pour prétendre à un classement bloqué, puisqu'il lui aurait fallu être indisponible au moins six mois, mais suffisamment pour assister à sa dégringolade semaine après semaine.

« J'étais soixantième mondial avant ma blessure et je suis retombé aux environs de la deux centième place. Moralement, ça n'a pas toujours été facile, j'ai failli arrêter, reconnaît-il. Ce n'est pas forcément simple de revenir dans des plus petits tournois. Beaucoup de gens ont été surpris de me voir à Lille mais j'ai besoin d'enchaîner les matches. Je dis ça sans être prétentieux car je sais que je peux perdre à n'importe quel moment.

 » Hier, tard dans la soirée, pour son entrée dans le tournoi, il n'a toutefois fait qu'une bouchée (6-0, 6-2) de son compatriote Alexandre Penaud, confirmant les progrès entrevus en fin d'année avec son succès dans le challenger de Rennes.

« Je ne serais pas allé disputer un future dans un pays étranger, je n'ai pas non plus voulu aller au challenger de Sarajevo, confie-t-il.

Mais Lille, c'est près de Paris, je connais beaucoup de joueurs présents dans le tableau, c'est sympa et c'est un tournoi que je me rappelle avoir joué il y a déjà six ou sept ans. » Loin de s'être embourgeoisé après avoir fréquenté les plus grands tournois du monde, disputé trois finales - deux à Lyon, une à s'Hertogenbosch -, atteint les huitièmes de finale à l'US Open et battu plusieurs gros poissons - Ferrero, Gaudio, Ferrer, Gasquet - durant sa carrière, Marc Gicquel se présente à Lille avec beaucoup d'humilité et l'espoir, à bientôt trente-quatre ans, de pouvoir, de nouveau, atteindre les sommets. « Si je ne suis pas un peu ambitieux, ça ne sert à rien de revenir, confie-t-il. Je sais que je joue à peu près aussi bien qu'avant ma blessure. Maintenant, il faut retrouver la confiance. » Autre preuve de sa détermination, le Breton vient de s'attacher les services de Thierry Ascione pour l'aider à se relancer.

Il n'oublie pas non plus que sa victoire dans le challenger de Grenoble en 2005, où il avait battu Simon, Santoro, Enqvist, avait constitué un vrai déclic pour sa carrière. Puisse cet Open de Lille être le point de départ de sa renaissance... •

Fin du premier tour aujourd'hui à partir de 10 h, au Palais Saint-Sauveur.

La Voix des Sports