« Se frotter aux meilleures mondiales, quelle fierté ! »
vendredi 18.11.2011, 05:21 - La Voix des Sports
Virginie Diot, capitaine comblée.
| L'INVITÉE DE LA SEMAINESQUASH |
Pilier du WAM à Wambrechies, Virginie Diot, 28 ans, affiche 15 ans de squash au compteur. Professeur des écoles depuis deux ans,
elle ne nourrit pas sa longévité d'un simple verre de vin blanc agrémenté de quelques noix. Une motivation et une assiduité intactes lui confèrent encore à ce jour le niveau top 20 français.
- Virginie, l'équipe du WAM évolue en N1 cette saison, était-ce un objectif l'an passé que d'accéder au plus haut niveau ?
« Non, nous briguions le maintien, voire les play-off. Mais l'arrivée de Chira Petersen (Danoise, n° 18 française) a dopé l'équipe, les résultats ont suivi, nous avons été sacrées championnes de France et avons accédé à la N1. Par choix financier, certaines équipes refusent l'accession, ce ne fut pas notre cas. » - La N1, c'est une découverte pour vous ?
« Non, j'ai déjà effectué plusieurs saisons de N1 avec l'Arbonnoise de Villeneuve-d'Ascq mais c'est une première avec le WAM. C'est une grande fierté pour nous, même si la reconnaissance n'est pas toujours à l'aune de nos performances... » - N1, N2, la différence de niveau est-elle palpable ?
« Oui, beaucoup de matchs en N2 sont simples à gagner. En N1, tu dois batailler tout le temps, mais tu prends vraiment beaucoup de plaisir. Après, si tu rencontres une joueuse du top 10, c'est forcément plus compliqué... » - Cette saison, votre objectif est donc le maintien ?
« Avec l'Anglaise Emma Beddoes (recrue en provenance de Nothingham, n° 23 mondial), Chira Petersen, Odile Wavreille, Elise Lemaire et moi, nous avons en effet une équipe taillée pour le maintien. Mais après avoir gagné nos deux premiers matchs (sur huit au total) samedi dernier (voir ci-dessous), celui-ci est quasi acquis et les play-off ne sont plus inaccessibles. » - Vous avez battu Mulhouse, le champion de France en titre !
« Oui, mais il faut relativiser : Mulhouse s'était déplacé sans ses trois meilleures joueuses (Nicole David et Vanessa Atkinson, classées n° 1 et n° 5 mondiales, ainsi qu'Isabelle Stoehr, n° 2 française). Au squash, les meilleures joueuses doivent jouer au moins deux rencontres d'interclubs pour disputer les play-off ; alors, elles viennent quand elles ne sont pas aux quatre coins du globe. Mais ça compte comme une victoire pour nous, c'est tout ce que nous retenons. » - Avec des équipes d'un tel niveau, comment est l'ambiance en N1 ?
« Dans certaines équipes, les filles viennent faire leur match, mais ne se parlent pas, ne s'encouragent pas, d'autres sont dans leur bulle, casque vissé sur les oreilles. Ce n'est pas du tout notre approche. Chira Petersen est devenue une amie, elle nous a présenté Emma qui s'est très bien intégrée elles parlent toutes les deux français, cela a facilité les choses. Après les matchs, nous ne retournons pas chacune de notre côté, nous prolongeons les moments passés ensemble sur les courts. » - Les play-off de N1, ce serait unique pour vous ?
« Ce serait vraiment la classe ! Se frotter aux meilleures mondiales, quelle fierté ! On ne les voit que rarement car il n'y a que trois ou quatre tournois internationaux annuels - avec des dotations suffisantes - en France. Ce serait l'occasion de les jouer, mais aussi de faire des photos !
»
RECUEILLI PAR GAUTHIER CATTEAU

























