Sports Métropole Lilloise

L'ambitieux LMR, récompensé pour sa politique de formation

Publié le 25/02/2012 à 04h29

Les amateurs de rugby connaissent forcément le Midi Olympique ou Midol comme on dit dans le milieu. Ce journal national spécialiste de la chose ovale a placé le Lille MR au sommet de la hiérarchie amateur en lui attribuant le trophée de meilleur club de l'année 2011. Une récompense qui vient ponctuer les résultats sportifs de l'équipe première, mais aussi et surtout la politique de formation engagée par le club depuis plusieurs années et dont a la charge Yann Defives (qui amena le club en Fédérale 1) depuis trois ans.

L'ambitieux LMR, récompensé pour sa politique de formation
Les amateurs de rugby connaissent forcément le Midi Olympique ou Midol comme on dit dans le milieu. Ce journal national spécialiste de la chose ovale a placé le Lille MR au sommet de la hiérarchie amateur en lui attribuant le trophée de meilleur club de l'année 2011. Une récompense qui vient ponctuer les résultats sportifs de l'équipe première, mais aussi et surtout la politique de formation engagée par le club depuis plusieurs années et dont a la charge Yann Defives (qui amena le club en Fédérale 1) depuis trois ans.

PAR GUILLAUME DEPRECQ

metrosports@lavoixdunord.fr PHOTO PATRICK DELECROIX

- Yann, comment se matérialise cette politique de formation ?

« Cette année, nous avons décidé d'inscrire nos équipes de jeunes au plus haut niveau. Les cadets jouent désormais en Alamercery et Gaudermen, les -19 ans en Crabos, et les - 21 ans en Reichel. Nous jouons donc contre les centres de formation des équipes professionnelles et si les résultats ne sont pas encore là, nos équipes ne cessent de progresser et de donner du fil à retordre à ses équipes. Mais cela permet surtout à nos jeunes de rester dans la région et d'améliorer leur niveau de pratique. » - Quels sont les objectifs à plus ou moins long terme ?

« Placer nos équipes au plus haut niveau n'est qu'un début dans notre gros projet de formation. Mais il faut en passer par là. Notre leitmotiv, c'est que Lille devienne une université européenne du rugby, créer un énorme pole de formation. Nous sommes à un carrefour, où il y a beaucoup de grandes écoles et universités, et nous souhaitons pouvoir attirer les talents européens tout comme avoir un rugby universitaire de haut niveau. Nous sommes déjà en partenariat avec l'EDHEC par exemple, et un autre est en cours de réalisation avec les STAPS, dont Joris Vincent (ancien entraîneur des filles de Villeneuve, ndlr) est responsable de formation. » - En quoi consistent ces partenariats avec les écoles ?

« C'est une aide dans les parcours universitaires et scolaires, mais aussi des stagiaires qui pourront s'exercer dans le club en tant que préparateur physique ou mental. Des aménagements d'horaires sont prévus, comme un soutien technique et financier, même si cela représente plutôt le deuxième ou troisième étage de la fusée. » - Un club qui veut monter en ProD2 doit avoir un centre de formation. Y'a-t-il donc urgence ?

« Pour le centre de formation, nous sommes en attente du Stadium et de créneaux. Nous devrions à partir de là proposer une dizaine voire une quinzaine de conventions de formations validées par la FFR. Cela nous permettra de loger les joueurs et de proposer des formations payées. Mon souhait serait de mettre cela en place dès septembre, mais ce sera peut-être dans un an et demi. Ce n'est pas dépendant de la montée en ProD2 et nous souhaitons anticiper. Nous pouvons nous le permettre avec le soutien financier de notre partenaire Sita qui nous donne les moyens d'accepter les montées, de recruter des entraîneurs et qui a compris que le développement du club passe par la jeunesse, et donc en misant sur l'avenir. » •

ORLÉANS (9e) - LMR (1er). Cet après-midi, 18 h 30.

La Voix des Sports