Le Hémois Djibril Coupé a usé un menhir breton... et espère bientôt atteindre son Everest : le titre de champion de France
lundi 20.02.2012, 05:28 - La Voix des Sports
Djibril (à g.) et Bryan (à dr.): les frères Coupé préparent une belle carrière sportive. PHOTO LA VOIX
| BOXE FINALE DE LA COUPE DE FRANCE + 91 kg |
Si Saint-Honoré-les-Bains est une station thermale de la Nièvre, les sportifs qui
s'y produisaient samedi soir, à l'occasion des finales de la coupe de France (9 catégories), n'avaient rien de paisibles curistes ! Cette compétition pugilistique, pompeuse dans sa dénomination, donne un précieux viatique pour les demi-finales du championnat de France, programmées le 10 mars, les finales nationales se disputant à Pessac (Gironde), une semaine plus tard (17 mars).
Avant-hier, le contexte était donc important pour le Hémois Djibril Coupé, enfin candidat à une consécration nationale. Et s'il n'avait... cure de cette coupe de France, l'élève de Halim Zehrir voulait surtout se tester en prévision d'échéances futures autrement plus importantes.
Presque trop facile...
Autant dire qu'il attendait de pied ferme ce solide Breton répondant au nom de Kévin Piquet. Le genre d'adversaire, taillé comme un menhir, dont Coupé se méfiait au plus haut point.
« C'est un ancien international qui s'est remis à la boxe il y a peu, confiait le Hémois, jeudi, alors qu'il se préparait pour la bagarre. Originaire de Saint-Brieuc, il a été médaillé d'or aux Jeux de la Francophonie. Il est plutôt de la génération de Daouda Sow et boxait auparavant en mi-lourds. Là, on le retrouve chez les super-lourds, je ne sais trop pourquoi. » Déjà facile vainqueur du Dauphinois Jonathan Nacto (32-15), la semaine dernière en demi-finale de la coupe de France, l'aîné des Coupé (20 ans) n'a pas laissé le moindre espace à son adversaire, même s'il sait que cette coupe n'est pas une finalité. « Ce n'est qu'une simple étape, une préparation pour le championnat de France qui reste forcément mon objectif. » Et après avoir été floué lors des saisons précédentes, le Hémois entend cette fois marquer son territoire de la plus belle des manières.
Gagner des titres !
Si le Nordiste s'en est parfaitement sorti, l'expérience du Briochin a toutefois ennuyé le jeune loup qu'est Coupé. « Ce fut certes un bon petit combat, tranquille (score final : 17-14), expliquait Zehrir. Piquet est dur au mal. On sent l'expérience.
Djibril est apparu un tout petit peu stressé. Sans doute du fait de l'expérience adverse. » Il n'empêche que le Hémois est maintenant qualifié pour les demi-finales du championnat de France où il rencontrera (10 mars) le Fourmisien David Spilmont qu'il avait déjà battu... en finale régionale. Autant dire que le vainqueur de la Coupe de France peut envisager de retrouver Tony Yoka, le tenant du titre en « +91 kg » à Pessac !
Djibril a maintenant trois semaines pour se préparer avec minutie. « J'ai envie de voir le titre de champion sur mon palmarès, conclut-il, et pas seulement celui de finaliste. Il va bien falloir que je commence, un jour à gagner des titres. » C'est sûr, maintenant, il ne rigole plus...
DIDIER PARSY

























