Les judokas de Condé, au plus près des plus grands
lundi 06.02.2012, 05:29 - La Voix des Sports
Les judokas ont eu la chance de rencontrer Teddy Riner.
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Présents pour le bon fonctionnement des championnats du monde en août dernier à Bercy, les Condéens ont remis le couvert hier dans le cadre du renommé tournoi de Paris.
Tout a commencé il y a maintenant six ans. Thomas Cadoux-Duc, judoka du club, toujours présent lors des grosses compétitions, sympathise avec Guy Bourlon, responsable des différentes cérémonies d'ouverture aux niveaux national et international. « Il avait besoin de gens motivés pour veiller au bon fonctionnement de tout ce qui se passe derrière. J'ai tout de suite accepté. Cette expérience permet aux membres du club de passer un week-end ensemble et de vivre leur passion tout en prêtant main forte. C'est aussi l'occasion pour eux d'améliorer leur anglais. » Et aussi de côtoyer les plus grands, dont Teddy Riner, élu sportif de l'année 2011. « Pour les derniers championnats du monde, il y avait une sorte de reproduction de Riner en carton avec laquelle les spectateurs pouvaient prendre une photo, à défaut du vrai, se souvient Ludovic Mortagne, judoka du club. Nous, on pouvait prendre des dizaines de photos avec lui si on le voulait... C'est vraiment quelqu'un de disponible. » Au-delà des avantages que peuvent avoir les Condéens, ces derniers ont aussi de grosses responsabilités. « C'est surtout le chiffrage au niveau du passage. Les athlètes doivent avoir un certain confort et on doit parfois être ferme avec certaines personnes qui n'ont pas d'accréditations », explique Thomas Cadoux-Duc. Forcément, les fans sont très demandeurs d'autographes.
« Il faut éviter le conflit et rester sur ses gardes, surtout que dans les événements mineurs comme à Coubertin, certains connaissent très bien les lieux... » Autre mission : le contrôle antidopage, terrain glissant dans le sport. Les Condéens voient au plus près le fonctionnement et l'implication que met le CIO, en cette année olympique, dans cette lutte. « Là, on n'a vraiment pas le droit de se louper. On se doit de respecter un protocole très rigoureux. Une erreur sur un contrôle antidopage peut suivre l'athlète pendant toute sa carrière. » Ils doivent alors suivre les professionnels dans leurs moindres faits et gestes. « La personne doit vraiment rester collée à l'athlète. S'il se déshabille, on doitrester avec lui pour éviter toute prise d'excitants. Il y a au total trois médecins pour les grands rendez-vous, tout le monde veut vraiment que le judo reste un sport clean. »
De belles expériences
Les judokas tirés au sort pour être contrôlés le savent au dernier moment et les organisateurs se doivent donc de prendre les athlètes au bord du tapis. « Les judokas sont souvent très sollicités puisque le tirage au sort se fait sur les cinq meilleurs de chaque catégorie, et nous de notre côté on doit leur faire signer un papier qui stipule que le contrôle a été fait dans les règles », explique Ludovic Mortagne.
« Ces expériences sont vraiment excellentes pour nous, surtout pour les jeunes du club, se réjouit Thomas Cadoux-Duc, que ce soit pour les grosses compétitions ou pour les plus petites. Ils ne sont pas rémunérés mais sont demandeurs. » MAXENCE TELLE (CLP)

























