La préparation mentale : une nouvelle arme au secours des sportifs
mercredi 17.06.2009, 04:51 - La Voix des Sports
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Gestion du stress, contre-performances, blessures à répétition, etc. Les maux qui poussent les athlètes de haut niveau à avoir recours à la préparation mentale sont multiples. Cette nouvelle approche de la compétition, banalisée aux États-Unis ou encore en Allemagne, questionne et tarde à franchir un réel cap en France. Jusqu'à quand ?
PAR BENJAMIN DUSAUSOY ET SÉBASTIEN VARNIER sports@lavoixdunord.fr PHOTO AFP
La scène a lieu dans la piscine olympique à Pékin, à quelques secondes du départ du 100 mètres nage libre. Alain Bernard témoigne : « Quand je suis monté sur le plot, mes jambes ont commencé à trembler. L'émotion prenait le dessus. J'ai alors pensé à des choses positives, visualisé des images, et tout est revenu dans l'ordre. » Et 47''21 plus tard, Alain Bernard était champion olympique... > La préparation mentale, qu'est ce que c'est ? - Travailler sur l'esprit comme on pourrait le faire avec le physique, la technique ou la tactique, tel est l'objectif de la préparation mentale. S'il faut distinguer la psychologie sportive de la préparation mentale, ces deux notions semblent liées, puisqu'avant tout, le travail sur la personnalité des sportifs est primordial pour vaincre ses démons.
La démarche entre sport collectif et individuel diffère, mais la finalité, elle, reste identique selon Nathalie Crépin, préparatrice mentale au CREPS de Wattignies : « Il s'agit de l'optimisation de la performance. » Plutôt répandu à ses débuts dans certaines disciplines comme le tennis, les sports de combat ou encore l'athlétisme, il n'est plus rare aujour-d'hui de retrouver le phénomène chez certaines équipes de football ou de handball. Même si dans les sports collectifs, la dynamique d'équipe reste prépondérante.
> Les outils. - « On entend souvent à l'entraînement : je suis bon, mais je n'arrive pas à reproduire ça en compétition », selon Nathalie Crépin. Si la préparation mentale est un instrument à la disposition des athlètes pour améliorer leur rendement, à chaque corde son effet. La sophrologie, la relaxation, l'imagerie mentale sont autant d'outils auxquels ont recours les préparateurs. « L'objectif n'étant pas de rendre le sportif dépendant », pour Nathalie Crépin, « mais de l'aider à se servir de ce sur quoi il a travaillé quand il en ressent le besoin en compétition ou à l'entraînement ». En travaillant à partir de l'imagerie mentale, le sportif doit être capable de se remémorer de bonnes performances lors de compétitions ou d'entraînements précédents, pour pouvoir s'activer mentalement au moment venu. La sophrologie et la relaxation étant plus basées sur le contrôle des émotions, ou comment ne pas se laisser dépasser par les événements.
> Pourquoi y avoir recours ? - La préparation mentale n'implique pas forcément d'avoir obtenu des résultats décevants.
Certains y ont recours simplement pour être plus forts. Car aujourd'hui, les sportifs sont très proches les uns des autres. « On a tendance à dire que ce qui fait actuellement la différence, ce n'est pas le physique, ni la technique, ni la tactique mais le mental. On dit souvent que la plus haute marche du podium, c'est le mental. » Mais les nombreux symptômes qui paralysent les athlètes en compétition dont la gestion du stress, les problèmes de confiance, les échecs récurrents, sont à la base de la demande, on parle alors de la déconnexion des stratégies inconscientes d'échec. Une demande qui n'émane pas toujours du sportif lui-même mais bien de l'entraîneur ou d'une fédération.
La préparation mentale sert donc avant tout à développer de nouvelles habiletés pour arriver à progresser, encore et toujours et par la même occasion, essayer de glaner des titres.












