Les « poireaux » sont sortis de terre
lundi 30.01.2012, 05:32 - La Voix des Sports
Pause syndicale pour Quentin et Garry, samedi après-midi, sur le terrain de Loon-Plage. Elle est pas belle, la vie de «poireau»?
| DU CÔTÉ DES AMATEURS |
Ni les averses, ni les bourrasques de vent glaciales ne leur font peur. Ce week-end, ils étaient encore une centaine à avoir sorti leur machine pour aller se tester sur le circuit Bernard-Gouvart de Loon-Plage.
Car si Le Touquet est un peu « La Mecque » de tous les pilotes sur sable, le terrain de Loon-Plage est l'endroit incontournable où l'on prépare son pèlerinage. On y retrouve les cadors de la discipline, à l'image de Jean-Claude Moussé, venu s'entraîner hier matin, mais aussi tous les vaillants « poireaux », venus chercher le supplément d'âme qui leur permettra (peut-être) d'effectuer un bon Enduropale.
Car si beaucoup revendiquent leur surnom potager, cela ne les empêche pas de préparer leur course le plus sérieusement du monde. Comme Quentin et Garry, 22 ans, deux copains de Saint-Josse, village niché à quelques encablures du Touquet. « On vient rouler à Loon régulièrement depuis le mois de septembre. L'Enduro, c'est quand même la plus grande des courses, on ne peut pas se permettre d'y arriver sans un minimum de préparation. » D'autant que pour Garry, ce sera carrément une grande première. « Je suis vraiment pressé d'y être et de m'en prendre plein les yeux. Pour l'instant, je n'ai pas d'appréhension, mais une fois dans le parc fermé, avant le grand départ, je ne ferai pas le malin », avoue ce jeune passionné, avant d'enfourcher à nouveau sa machine. « On roule une demi-heure, ensuite on s'arrête un peu car on est rincés », sourient les deux gaillards qui devront néanmoins tenir pendant trois heures dimanche prochain.
Un peu plus loin, Arnaud, 27 ans, est venu s'entraîner avec une bande de copains, pilotes de quad comme lui. Il affiche une ambition sympathique. « Je vais plutôt faire la course en touriste, mais j'aime quand même me remettre un peu dans le bain en venant rouler ici. Ça donne l'occasion de voir à l'oeuvre les meilleurs pilotes et j'essaie de m'inspirer de leur trajectoire dans le sable. » Au beau milieu des « poireaux », on trouve aussi des anonymes qui ne s'identifient pas forcément au sobriquet. Romain, 28 ans, de Lille, est, en effet, un pilote plus confirmé. « Vous êtes un poireau ? » « Non », répond-il. Car lui en est à son onzième enduro et a déjà terminé à la 61e place. Alors, même seul, il vient s'entraîner pour viser encore le top 100. « Le problème, c'est qu'on est 250 à viser les cent premières places », sourit-il.
Allons bon, il reste encore quelques jours pour s'entraîner.
ST. C.

























