Un bon Enduro pour réchauffer son hiver
lundi 30.01.2012, 05:32 - PAR STÉPHANE CARPENTIER
Limité à mille pilotes ces dernières années, l'Enduropale a eu l'autorisation de porter le nombre de motards à 1 100 dimanche. - PHOTO STÉPHANE MORTAGNE
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Alors que les pilotes bichonnent leurs machines et effectuent leurs derniers galops d'entraînement, l'organisation peaufine le circuit sur un littoral pas épargné par les tempêtes du début du mois.
Les organisateurs de l'Enduropale ne s'en cachent pas : l'édition 2012 leur a donné du fil à retordre. Les négociations avec les partenaires, mais aussi la télévision, France 3 notamment, ont été longues et compliquées. « Mais tous les dossiers ont été menés à bien, le meilleur reste à venir », explique Bernard Baudoux, le président d'ETO (Enduropale du Touquet Organisation).
Le « meilleur », ce sera sans les traditionnels campeurs, désormais persona non grata. Terminé les concours de retour de flamme avec des moteurs usés jusqu'à la moelle, fini les rodéos en quad au milieu des feux de camp. Cette année, le centre équestre, où étaient regroupés les fêtards et leurs tentes igloos, sera sage comme un dimanche à Vincennes sans Prix d'Amérique. Mais combien seront-ils à se rendre quand même au Touquet ? « Les campeurs, c'est l'un de nos soucis, convient Bernard Baudoux. On va les canaliser vers des solutions de repli dans des campings à proximité. » Pour ceux qui viendront malgré l'absence de carton d'invitation personnel, on leur souhaite bon courage pour se réchauffer. Car si le temps devrait rester sec, Météo France annonce des froids polaires pour le week-end prochain, avec des températures proches des -10° C au lever du jour et qui devraient rester négatives l'après-midi. « Pour le circuit, ce n'est pas top, cela risque d'être glissant à certains endroits, mais c'était déjà comme cela l'an dernier et tout s'était bien passé », rappelle David Hauquier, vainqueur en 1997 et désormais directeur technique de l'épreuve.
Le tracé, emprunté en sens inverse par rapport aux éditions précédentes, avait d'ailleurs fait l'unanimité aussi bien auprès des pilotes que des spectateurs. Moins rapide, plus technique, plus sûr et toujours aussi spectaculaire, il promet encore quelques effets de masse sympathiques, même si l'on est désormais très loin du fameux « goulet » qui a fait la célébrité de l'épreuve. Ce circuit, qui laissera apparaître le chiffre 100 vu du ciel, clin d'oeil au centenaire de la station, est encore en plein chantier. « Les tempêtes du début du mois ont freiné le travail, elles ont déplacé énormément de sable, mais nous avons eu des engins en renfort, tout sera prêt à temps », précise David Hauquier.
Enfin, sur le plan purement sportif, la course phare du dimanche pourrait à nouveau sourire à un pilote régional. En l'absence du Belge Steve Ramon, tenant du titre, encore convalescent après une grave chute l'été dernier, le Touquettois Jean-Claude Moussé sera le grand favori.
Malgré les 15 000 E de prime offerts au vainqueur, les pilotes de niveau mondial brillent par leur absence. Les organisateurs espéraient attirer des stars du motocross comme Ken De Dycker, Arnaud Tonus ou encore Clément Desalle, mais, tous ont dû décliner l'invitation, soit pour soigner des blessures, soit pour des raisons de stratégie de leur team, en pleine préparation de leur saison.
Tant pis pour eux, car malgré le froid polaire, ça va quand même chauffer le week-end prochain sur le sable du Touquet.

























