Bataille et Bonvoisin en quête d'un statut de remplaçant
lundi 06.02.2012, 05:31 - La Voix des Sports
Teddy Riner est incontournable, mais il lui faut un remplaçant au cas où... Deux Nordistes peuvent tenir ce rôle.
| JUDO Y aura-t-il des Nordistes, cet été, en Grande-Bretagne ? |
éliminés sans démériter, respectivement en huitièmes et en quarts de finale du tournoi Grand Chelem de Paris, hier à Bercy, chez les lourds (+ 100 kg), le Cucquois Matthieu Bataille et l'Etaplois Jean-Sébastien Bonvoisin ont, tous les deux, confirmé leur volonté de se battre jusqu'au bout pour être, au minimum, sélectionnable en tant que remplaçant de Teddy Riner, intouchable n° 1 de la catégorie, lors des JO de Londres.
Pour cela, il leur faudra se hisser dans le top 22 mondial avant la fin du mois d'avril. Un challenge pas forcément évident mais, sur le papier, davantage à la portée de Matthieu Bataille, trente-deuxième avant le rendez-vous parisien, que de Jean-Sébastien Bonvoisin, actuellement 63e et seulement n° 4 Français (Thorel est 52e), et qui a entamé une furieuse course contre la montre depuis le mois de novembre.
« J'ai pris du retard à cause de ma suspension (trois manquements aux obligations de localisation de contrôle antidopage). Je crois que j'étais centième au moment d'Amsterdam en fin d'année, rappelle Bonvoisin. Grâce à mes résultats, j'ai déjà gagné quelques rangs, il faut continuer à grignoter en ne se projetant pas trop loin, mais en avançant au jour le jour. »
« Je sens que ça revient »
Les deux hommes seront engagés la semaine prochaine en Autriche, dans un tournoi de moindre valeur, puis il y aura l'Open d'Allemagne. « Matthieu est assuré d'y participer. Pour la deuxième place, ça doit se jouer entre Thorel et moi, précise Bonvoisin. C'est vrai que c'est compliqué cette année en France, car il y a du monde et ça tourne plutôt bien chez les lourds. Chaque semaine, c'est la guerre. On essaye de marquer des points. À chaque résultat, on fait un pas en avant ou un pas en arrière, mathématiquement et psychologiquement. » Déçu d'avoir échoué face à Tangriev en quarts de finale, sur une pénalité sévère, l'Etaplois était malgré tout assez satisfait de son parcours, dans un tournoi où il a notamment sorti le n° 6 mondial, le Hongrois Barna Bor. « Je sens que ça revient, assure-t-il. Je paye mon manque de compétition, mais je commence à retrouver mes repères. Je passe des petits caps. Maintenant, il faudrait en passer un gros. » Décrocher un sésame pour les championnats d'Europe en avril à Tcheliabinsk (Russie) constitue son premier défi. Une échéance qui figure également dans le viseur de Matthieu Bataille, qui n'a pas non plus à rougir de son comportement. Vainqueur de l'Estonien Padar, champion d'Europe 2009, il a ensuite été sorti injustement sur pénalité de l'arbitre par le n° 5 mondial, le Brésilien Silva. « J'ai eu des problèmes de genou, de dos, j'ai dû subir une infiltration pour faire Paris, mais je vais continuer à me battre jusqu'au bout, car même si je sais que c'est mort pour les JO, j'aimerais au moins être sélectionnable et décrocher ce statut de remplaçant. » Et ainsi assurer la présence d'au moins un Nordiste à Londres, sachant que les chances de Morgane Ribout sont devenues presque inexistantes depuis son échec au premier tour ce week-end à Paris en moins de 57 kg.
DAVID DELPORTE vds@lavoixdunord.fr PHOTO AFP

























